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alcool

09/12/2010 - 16:51 - par isis51 - 449 consultations

Bonjour, mon conjoint concomme de l'alcool en général deux a trois fois par semaine, il se retrouve saoul dans sa voiture, rentre tard et parfois ne rentre pas, je me rends malade de cette situation..; il a  déja eu un des retrait de permis. quel qu 'un a til vécu la meme situation? je ne sais plus quoi faire j'ai l impression que cela empire.

61 réponses à la discussion : alcool

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perlimpin a répondu le 18/03/2011 - 09:38

Tout d'abord, ce n'est pas que l'on ne désire pas entendre parler du baclofène, mais trop, c'est trop.... On dirait qu'il n'y a que cette porte de sortie !

 

Quant à l'autre affirmation, évite de penser pour les autres: les abstinents désirent que soit reconnu l'aspect maladie mentale qui sous-tend l'addiction à l'alcool ???? Ah bon ??
Les abstinents que je fréquente, pardon. De façon succincte et (trop) raccourcie :
Quand on cherche les causes de l'alcoolisme, on tombe sur deux voies : une prédisposition ou un traumatisme.
La prédisposition, c'est à dire la génétique, explique l'alcoolisme par de l'hérédité ou une sorte de dégénérescence. Pour qui est alcoolique, cela peut se révéler une idée désespérante car on n'est alors pas maître de son destin.
A l'opposé, dans le cadre d'une maladie mentale, l'alcool serait une solution que l'alcoolique a trouvé pour survivre malgré tout. Exemple dans la partie "arrêter de boire ou arrêter l'alcool ?" de
http://bit.ly/eyfebe     
L'avantage pour l'alcoolique, c'est d'envisager trouver des ressources de soins. 
(C'est de cet exemple qu'est issue la réflexion que tu as dénoncée.)
On n'est pas obligé de trancher entre les deux explications et par exemple, la SFA parle de causes multi-factorielles, sans s'engager plus avant.
La cure par baclofène trouve plutôt sa pleine justification dans la première explication, avec un déficit de transmetteurs neuronaux. Je la trouve trop simple, et c'était le cœur de mon intervention.

Tout d'abord, ce n'est pas que l'on ne désire pas entendre parler du baclofène, mais trop, c'est trop.... On dirait qu'il n'y a que cette porte de sortie !Quant à l'autre affirmation, évite de penser pour les autres: les abstinents désirent que soit reconnu l'aspect maladie mentale qui sous-tend l'addiction à l'alcool ???? Ah bon ??

 
Les abstinents que je fréquente, pardon. De façon succincte et (trop) raccourcie :

Quand on cherche les causes de l'alcoolisme, on tombe sur deux voies : une prédisposition ou un traumatisme.
La prédisposition, c'est à dire la génétique, explique l'alcoolisme par de l'hérédité ou une sorte de dégénérescence. Pour qui est alcoolique, cela peut se révéler une idée désespérante car on n'est alors pas maître de son destin.
A l'opposé, dans le cadre d'une maladie mentale, l'alcool serait une solution que l'alcoolique a trouvé pour survivre malgré tout. Exemple dans la partie "arrêter de boire ou arrêter l'alcool ?" de         http://bit.ly/eyfebe    L'avantage pour l'alcoolique, c'est d'envisager trouver des ressources de soins. (C'est de cet exemple qu'est issue la réflexion que tu as dénoncée.)

On n'est pas obligé de trancher entre les deux explications et par exemple, la SFA parle de causes multi-factorielles, sans s'engager plus avant.

La cure par baclofène trouve plutôt sa pleine justification dans la première explication, avec un déficit de transmetteurs neuronaux. Je la trouve trop simple, et c'était le cœur de mon intervention.

 

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perlimpin a répondu le 18/03/2011 - 09:43

La méthode du copier/collé devrait en principe permettre de préparer un truc au propre, puis de le présenter.Car à présent on ne peut plus modifier ses textes après coup, faut pas se gourrer d'un iota !

Bon ça ne marche pas mieux, d'autant que la fonction "aperçu" envoie le texte directement avec dédoublements divers et le toutim.

Je m'y prendrais mieux la prochaine fois.

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Pierre02 a répondu le 18/03/2011 - 18:23

Mais ou va t on, parler de maladie mentale comme le font les pro baclofene, j'écris pro baclofene, car les intervenants qui ont parlé de maladie mentale pronent le baclofène comme seule voie pour s'en sortir. Je déplore cette attitude, chacun a son moyen pour s'en sortir, l'essentiel est de s'en sortir, et aussi de respecter les autres, sans s'abriter derrière ses enfants, mon fils, ma fille, mais ce sont des propos de personnes qui ne savent plus quel argument employer

L'alcoolisme est hélas un fléau qui touche trop de personnes et a selon moi une origine souvent, je n'ai pas écrit toujours, psychologique, des problèmes auxquels nous n'arrivons pas à faire face, cela ne signifie nullement maladie mentale. Ce qui m'interpelle c'est de voir que sur les forums pro baclo on retrouve très souvent uniquement des personnes qui sont sur ces forums, où sont les autres ? Perlimpinpin, tu as parlé d'enfer, demande un peu à celle qui s'abrite derrière ses enfants, ce qu'elle a fait. Respectons nous et tout ira mieux, et n'ayons aucun à priori. Quand on parcourt les forums on se rend compte toutefois que bien des personnes ont du mal à s'en sortir si elles ne sont pas motivées, c'est à mon avis la clé de la réussite, la motivation, que l'on fasse une cure ou que l'on prenne du baclofène ou toute autre substance, si l'on ne veut pas s'en sortir, on ne s'en sortira pas. Je ne bois plus d'alcool, je n'en souffre pas non plus, cela ne me manque pas, pour l'instant, nul ne peut dire, fontaine je ne boirai pas de ton eau. J'écris personnellement sans m'abriter derrière qui que ce soit

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jeanne a répondu le 20/03/2011 - 15:43

à Pierre02,

Publié dans le n° 743 de "sciences et avenir"

Chez tout individu, le gaba est un neurotransmetteur essentiel au métabolisme cérébral. Abondamment présent dans le cerveau, il se fixe principalement sur deux types de sites, gaba A et gaba B, et permet le passage de l'information nerveuse entre deux neurones connectés par une synapse. On sait qu'un dysfonctionnement du système du gaba est à l'origine de troubles du système nerveux. Lorsqu'un individu boit de l'alcool , cette substance prend la place du gaba sur les sites gaba A, mimant son action déstressante. Il en résulte une perturbation de la sensibilité de la membrane du neurone par une modification du flux d'ions chlore qui la traverse. Lorsque la prise d'alcool est chronique, la désensibilisation des récepteurs a des effets excitateurs et délétères pour le comportement (tremblements, désorganisation du sommeil, delirium tremens...) Lorsqu'un individu prend du baclofène, cette molécule a une action unique, que l'on ne retrouve dans aucun autre médicament: elle est la seule capable de mimer l'action du neurotransmetteur gaba sur les sites gaba B, à la fois en amont et en aval de la synapse. Ce faisant, le baclofène modifie la circulation des ions calcium et potassium entre neurones. Pour l'instant, on ignore toujours en quoi cette modification peut rétablir la perturbation synaptique induite par la consommation d'alcool ou des stupéfiants.
Hervé Ratel

sciences et avenir n°743

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jeanne a répondu le 20/03/2011 - 15:57

Toujours à Pierre02,

Tu peux y lire que "le caractère génétique du risque de dépendance à l' alcool n' est plus contestable"....

Et lis bien le paragraphe "craving"...

Maintenant, ta méchanceté ne m' atteint absolument pas: elle est la preuve de ta grande souffrance et je te pardonne bien volontiers..

Génétique. Après des années de croyance en une transmission exclusivement sociale, le caractère génétique du risque de dépendance à l’alcool n’est plus contestable. Pas moins de onze polymorphismes génétiques sont significativement associés au risque d’alcoolisme (Online mendelian inheritance in man, le 26 juin 2008). Ces gènes concernent surtout les voies du métabolisme de l’alcool (ADH et ALDH), de la dopamine (CRD2), de la sérotonine (SLC6A4), et du GABA-A.

Neurobiologie. A côté de la dopamine, de la sérotonine et du «circuit de récompense» par les endorphines dont l’implication est admise depuis plusieurs années, l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), voit son rôle dans la genèse de la dépendance et du craving mieux cerné. Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central des mammifères et on a démontré un lien entre les sous-types de récepteurs GABA et la dépendance à l’alcool.

Le craving La «motivation à boire», ce «craving» qui précipite les alcooliques dans la rechute a un substrat neurobiologique de mieux en mieux identifié. La maladie alcoolique se conçoit comme un conditionnement organique du neurone. Non plus comme un manque de «volonté», une tare ou encore une punition.

La perspective des traitements de l’alcoolisme s’en trouve bouleversée.

Le baclofène. Un puissant agoniste GABA-B capable, selon la dose administrée, de réduire, voire de supprimer l’appétence pour l’alcool des animaux dépendants, trouve sa place dans le traitement de l’alcoolisme.

Utilisé pour la première fois en 1993 par Krupitsky et coll., chez des patients alcooliques, le baclofène se montre supérieur au placebo pour réduire l'anxiété et la dépression. En 2000, Addolorato et coll. rapportent l'utilisation de baclofène, 30 mg/j pendant quatre semaines chez dix patients alcoolodépendants avec un effet significatif sur la consommation d’alcool et une réduction du craving.
Deux ans plus tard, les mêmes auteurs incluent 39 patients alcooliques dans un essai randomisé comparant le baclofène à un placebo. Soixante-dix pour cent des patients sous baclofène restent abstinents pendant les trois mois de suivi contre 21% des patients sous placebo.

Chez les alcooliques atteints de cirrhose.
Addolorato et coll. ont publié le premier essai contrôlé randomisé avec baclofène chez 84 patients atteints de cirrhose et de dépendance à l’alcool. La moitié a reçu du baclofène 30 mg/j pendant trois mois, l’autre moitié un placebo. Après trois mois, trente patients (71%) sous baclofène étaient encore abstinents et seulement douze (29%) dans le groupe placebo.1 La durée d’abstinence cumulée était deux fois plus élevée chez les patients traités par baclofène.

Ce premier essai chez les patients présentant une cirrhose alcoolique, une population généralement exclue de ces essais, est certainement une étape importante. Restent encore plusieurs inconnues avant une recommandation plus large de ce traitement : quelle dose, quelle durée de traitement, quelle tolérance ?
La somnolence ou la fatigue ont été les principaux effets indésirables dans le groupe baclofène. Mais une augmentation progressive de la posologie, comme savent le faire les neurologues pour leurs patients spastiques, permettrait d’atténuer grandement cette sensation de somnolence ou de fatigue.

Tout n’est pas écrit sur le baclofène. Trois cas cliniques suggèrent que de très hautes doses de baclofène (jusqu’à 3 mg/kg) sont bien tolérées et suppriment de façon prolongée le craving.
Tout n’est pas écrit sur la neurobiologie appliquée aux traitements de la dépendance à l’alcool.
Un article dans Science (mars 2008) identifie un récepteur à la neurokinine comme une cible nouvelle.2 Chez le rat puis chez l’homme (dans le même article !), l’antagoniste de ce récepteur supprime le craving et améliore nettement le bien-être des patients inclus.

On a pensé et cru que le traitement de l’alcoolisme ne passait que par les approches psychosociales. Alors que génétique et neurobiologie ouvrent de nouveaux horizons, la réponse thérapeutique à l’alcoolisme sera demain sans doute une synthèse... L’histoire n’est pas finie… Bibliographie : 1 Addolorato G, Leggio L, Ferrulli A, et al. Effectiveness and safety of baclofen for maintenance of alcohol abstinence in alcohol-dependent patients with liver cirrhosis : Randomised, double-blind controlled study. Lancet 2007;370:1915-22. 2 George DT, Gilman J, Hersh J, et al. Neurokinin 1 receptor antagonism as a possible therapy for alcoholism. Science 2008;319:1536-9.

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