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Reprise du sujet initial
BURN OUT
26/04/2005 - 03:16 - par anne-sophie - 1614 consultations
bonjour,
kelkun peut-il definir ce qu 'est presicément le burnout?
g BIENSUR des tas de choses à lire là -dessus ms je sui s epuisée..
je cherche un livre sur les emotions:" les reconnaitre les gerer....pourquoi et comment arrive -t-on en etat de burnout!!!
j essaie de lire ce site entierement ms il faut tjrs cliquer partout et çà me stresse...
je peux vous donner l adresse de ce site si vous le voulez
il y a un livre que j aimerais me procurer ms j arrive plus à le retrouver..SUR CE SITE
Alors qui sait ,peut-etre,pourrIEz-vus m aider?
c UN SITE SERIEUX
MERCI SI VOUS ME REPONDEZ
GSPR NE PAS AVOIR ETE TROP RIDICULE
kelkun peut-il definir ce qu 'est presicément le burnout?
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Alors qui sait ,peut-etre,pourrIEz-vus m aider?
c UN SITE SERIEUX
MERCI SI VOUS ME REPONDEZ
GSPR NE PAS AVOIR ETE TROP RIDICULE
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Daniel a répondu le 27/08/2007 - 21:25
Bonjour à tout le monde,
Le stress a toujours fait partie de mon quotidien professionnel. Je suis cadre supérieur dans un grand groupe de distribution et, dans la plupart des entreprises comme la mienne, le stress est banalisé. Cela peut-être positif et stimulant, mais cela peut être destructeur. Dans mon cas, je suis en train de basculer. C?est arrivé progressivement suite à un changement de patron, et de politique managériale. Le stress est alors devenu un véritable outil de management, pour susciter toujours plus de performances, face à toujours plus d?exigences du marché ou de l?actionnaire. Le principe (clairement énoncé) est de mettre en permanence les gens en situation d?inconfort, pour les forcer à se dépasser. Le discours s?accompagne de comparaisons fréquentes avec le sport de haut niveau.
Mais sur moi, il a l?effet complètement inverse. Alors que j?étais en pleine forme, motivé et bien dans ma peau jusque là, je sombre progressivement dans la déprime, sans espoir de jamais atteindre cette quête sans fin. Depuis plus d?un an je n?arrive plus à avoir une seule bonne nuit de sommeil, je me réveille en pleine nuit complètement angoissé, je deviens irascible, je perd le goût et le plaisir de ce que j?aimais avant, et j?ai parfois des réflexions morbides. Mon médecin généraliste me prescrit des anxiolytiques ou des somnifères et, de temps en temps, une semaine d?arrêt pour « asthénie psychique », mais cela n?arrange pas grand chose. Le médecin du travail, à qui j?en ai parlé aussi, me témoigne beaucoup de sympathie et de compréhension, mais paraît très gêné et ne m?apporte aucune aide. Mon patron, chez qui j?ai craqué un jour (en pleurs, vous voyez le tableau !) refuse d?entendre, minimise, et invoque l?incontournable nécessité économique.
En lisant le témoignage d?Henri, informaticien comme moi, je crains de lire la suite du scénario. Je vais donc suivre ses conseils et essayer de trouver un bon psy. Je trouve que l?attitude des médecins face à ce phénomène ? au moins ceux que j?ai rencontrés - est très décevante. Faudra-t-il de nouveaux suicides en série, comme chez Renault, pour que l?hypocrisie soit levée ?
Le stress a toujours fait partie de mon quotidien professionnel. Je suis cadre supérieur dans un grand groupe de distribution et, dans la plupart des entreprises comme la mienne, le stress est banalisé. Cela peut-être positif et stimulant, mais cela peut être destructeur. Dans mon cas, je suis en train de basculer. C?est arrivé progressivement suite à un changement de patron, et de politique managériale. Le stress est alors devenu un véritable outil de management, pour susciter toujours plus de performances, face à toujours plus d?exigences du marché ou de l?actionnaire. Le principe (clairement énoncé) est de mettre en permanence les gens en situation d?inconfort, pour les forcer à se dépasser. Le discours s?accompagne de comparaisons fréquentes avec le sport de haut niveau.
Mais sur moi, il a l?effet complètement inverse. Alors que j?étais en pleine forme, motivé et bien dans ma peau jusque là, je sombre progressivement dans la déprime, sans espoir de jamais atteindre cette quête sans fin. Depuis plus d?un an je n?arrive plus à avoir une seule bonne nuit de sommeil, je me réveille en pleine nuit complètement angoissé, je deviens irascible, je perd le goût et le plaisir de ce que j?aimais avant, et j?ai parfois des réflexions morbides. Mon médecin généraliste me prescrit des anxiolytiques ou des somnifères et, de temps en temps, une semaine d?arrêt pour « asthénie psychique », mais cela n?arrange pas grand chose. Le médecin du travail, à qui j?en ai parlé aussi, me témoigne beaucoup de sympathie et de compréhension, mais paraît très gêné et ne m?apporte aucune aide. Mon patron, chez qui j?ai craqué un jour (en pleurs, vous voyez le tableau !) refuse d?entendre, minimise, et invoque l?incontournable nécessité économique.
En lisant le témoignage d?Henri, informaticien comme moi, je crains de lire la suite du scénario. Je vais donc suivre ses conseils et essayer de trouver un bon psy. Je trouve que l?attitude des médecins face à ce phénomène ? au moins ceux que j?ai rencontrés - est très décevante. Faudra-t-il de nouveaux suicides en série, comme chez Renault, pour que l?hypocrisie soit levée ?
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soleil a répondu le 06/09/2007 - 16:13
J'ai bien lu tous vos témoignages en ce qui concerne le burn out.Pour ma part je pense en avoir fait un voire deux.
Petite et adolescente et au début de ma vie d'adulte j'ai vécu à 100 à l'heure.J'étais très scolaire,curieuse de tout,très sportive et très populaire toujours dynamique et souriante. Je ne m'accordais aucun moment de répit.Chaque minute de mon temps était occupée à travailler (très important, trop important?), à faire la fete à pratiquer un sport à parler, à lire à m'instruire, j'étais boulimique de la vie. Chaque matin je me réveillais heureuse, remplie d'amour pour les autres. Je n'avais jamais de coup de blues.Tout ce qui préoccupe les "filles" ne m'intéressait
pas. Passez son temps à se faire belle, faire les magasins, parler chiffon et aller chezl'esthéticienne,bronzer sur la plage très peu pour moi, il me fallait de l'action de la vie de l'amour que je donnais à tous. Ils acceptaient ou non. Pour tout le monde, j'étais un rayon de soleil,toujours ayant quelque
chose à dire, à faire, aimant beaucoup rigoler et faire la fête.J'avais beaucoup d'amis et de copains toute nouvelle personne était la bienvenue, mais mes amis les plus proches étaient eux aussi cultivés,dynamiques,aimaient les enfants et aimaient plaisanter. J'ai suivi en quelque sorte la voie royale, terminale C (donc beaucoup de travail!), mais j'étais bonne dans toutes les matières. Personne ne me demandait
d'être excellente mais je ne concevais pas de ne pas faire le maximum. J'étais toujours en interaction avec les autres,j'avais cette faculté d'être très sociable et d'avoir un très bon relationnel avec les enfants. Mais j'étais aussi très sensible. A 20 ans,premier trou noir,
je me retrouvais en fac de sciences, dans un milieu que je n'aimais pas du fait de son manque d'humanisme et les sciences uniquement n'était pas faites pour moi, et nous nous étions quittés avec mon premier amour. J'avais
choisi cette voie par défaut alors que j'aurais préféré faire une fac de sport ou être éducatrice de jeunes enfants ( l'écrit, je l'ai eu mais j'étais trop jeune).Donc je me suis mise à ne plus parler (pour ceux qui me connaissaient c'était alarmant!),je ne pouvais plus aller en classe, je restais dans mon lit sans pouvoir me lever, la nuit j'étais stressée et avais des idées morbides,ma soeur dormait par terre pour calmer mes angoisses j'avais qu'une idée, en finir, je pense en finir avec mon état. J'ai été voir des psys un acupuncture, mais j'étais une loque humaine. Mes vraies amies sont venues me voir, elles parlaient devant moi
mais je n'etais pas avec elles. Elles m'ont emmenée au mont st Michel. Le temps,lui, a fait son effet au bout de six mois de léthargie j'ai revécu en allant dans un autre
milieu (travail d'été) où ma personnalité a refait surface.
Je recommençais à plaisanter, à être proche des gens, à sortir, à profiter de la vie. J'étais redevenue moi, mais cet épisode aurait dû nous alerter, il y avait dans mon mode de vie des choses à changer. Alors, j'ai repris de plus belle,sport,lecture,sorties,amis,voyage,travail.J'ai choisi une voie qui me correspondait l'enseignement en primaire, j'adorais enseigner, j'adorais les enfants, je m'investissais à 100% voire à 200%. La première année, je
travaillais 90 heures par semaine, la deuxième 60 heures,
je faisais souvent deux choses à la fois voire 3, je continuais toujours le sport et les sorties m'étais nécessaire le mardi et le samedi. A peine arrivée de l'école, je bossais jusqu'au repas et je reprenais après manger. Le matin à peine mon réveil sonnait, j'étais debout et je bossais jusqu'à 11heures, minuit, heureusement j'aimais ce que je faisais! La troisième année je ne pouvais plus aller travailler, je ne pouvais plus me lever.Le généraliste à diagnostiquer un surmenage
m'a mis sous anti-dépresseur, mais tout ce à quoi je pensais c'était qu'avec les anti-dépresseur je ne pouvais plus travailler comme j'étais complètement droguée! Moins je pouvais travailler plus j'étais stressée. Je tournai en rond par rapport à mes idées noires et à ce travail qui m'obsédait mais que je ne pouvais pas faire. J'ai été hospitalisée mais le milieu (tout le monde est mélangé) m'a fait peur plus qu'autre chose. On me disait de travailler sur moi mais je ne comprenais pas ce qu'on me voulait. J'essayais de retravailler et c'était un fiasco.
J'étais perdue et surtout je perdais ma personnalité pour devenir un pantin qu'on se renvoie de service psychiatrique au travail.J'y ai perdu mes amis et ma famille, parce que les autres vivaient et moi non.
Rétrospectivement
1. le burn out était inévitable vu la vie que je menais, mais j'aurais eu besoin qu'on mette ces mots sur cet état
et qu'on m'aide à me reconstruire une nouvelle manière de vie.
Quand cela vous arrive, il est necessaire d'analyser les causes de cet état et de prendre les choses en main pour
changer votre manière de vivre. Si pour cela il faut changer de travail, il faut changer sinon vous pouvez pendant des années traîner ce mal-être avec vous et passer à côté de vous- même et de la vie.
Je pense que tout le monde a voulu m'aider mais j'étais
la première à pouvoir m'en sortir avec l'aide d'un bon psy, j'ai choisi la fuite et je me suis perdue.
Les hospitalisations n'ont servi à rien à part à me conforter que j'étais en enfer. J'ai perdu le lien social
qui me rendait si heureuse et tout le monde s'est épuisé autour de moi. Moi qui donnais tellement, je ne donne plus ,je ne sais plus comment faire après ces années. J'ai fait de mon travail un sacerdoce, alors qu'il était si facile d'en changer, comparé aux amitiés et amours brisés. Si je peux vous être utile, posez-moi les questions que vous voulez.
Petite et adolescente et au début de ma vie d'adulte j'ai vécu à 100 à l'heure.J'étais très scolaire,curieuse de tout,très sportive et très populaire toujours dynamique et souriante. Je ne m'accordais aucun moment de répit.Chaque minute de mon temps était occupée à travailler (très important, trop important?), à faire la fete à pratiquer un sport à parler, à lire à m'instruire, j'étais boulimique de la vie. Chaque matin je me réveillais heureuse, remplie d'amour pour les autres. Je n'avais jamais de coup de blues.Tout ce qui préoccupe les "filles" ne m'intéressait
pas. Passez son temps à se faire belle, faire les magasins, parler chiffon et aller chezl'esthéticienne,bronzer sur la plage très peu pour moi, il me fallait de l'action de la vie de l'amour que je donnais à tous. Ils acceptaient ou non. Pour tout le monde, j'étais un rayon de soleil,toujours ayant quelque
chose à dire, à faire, aimant beaucoup rigoler et faire la fête.J'avais beaucoup d'amis et de copains toute nouvelle personne était la bienvenue, mais mes amis les plus proches étaient eux aussi cultivés,dynamiques,aimaient les enfants et aimaient plaisanter. J'ai suivi en quelque sorte la voie royale, terminale C (donc beaucoup de travail!), mais j'étais bonne dans toutes les matières. Personne ne me demandait
d'être excellente mais je ne concevais pas de ne pas faire le maximum. J'étais toujours en interaction avec les autres,j'avais cette faculté d'être très sociable et d'avoir un très bon relationnel avec les enfants. Mais j'étais aussi très sensible. A 20 ans,premier trou noir,
je me retrouvais en fac de sciences, dans un milieu que je n'aimais pas du fait de son manque d'humanisme et les sciences uniquement n'était pas faites pour moi, et nous nous étions quittés avec mon premier amour. J'avais
choisi cette voie par défaut alors que j'aurais préféré faire une fac de sport ou être éducatrice de jeunes enfants ( l'écrit, je l'ai eu mais j'étais trop jeune).Donc je me suis mise à ne plus parler (pour ceux qui me connaissaient c'était alarmant!),je ne pouvais plus aller en classe, je restais dans mon lit sans pouvoir me lever, la nuit j'étais stressée et avais des idées morbides,ma soeur dormait par terre pour calmer mes angoisses j'avais qu'une idée, en finir, je pense en finir avec mon état. J'ai été voir des psys un acupuncture, mais j'étais une loque humaine. Mes vraies amies sont venues me voir, elles parlaient devant moi
mais je n'etais pas avec elles. Elles m'ont emmenée au mont st Michel. Le temps,lui, a fait son effet au bout de six mois de léthargie j'ai revécu en allant dans un autre
milieu (travail d'été) où ma personnalité a refait surface.
Je recommençais à plaisanter, à être proche des gens, à sortir, à profiter de la vie. J'étais redevenue moi, mais cet épisode aurait dû nous alerter, il y avait dans mon mode de vie des choses à changer. Alors, j'ai repris de plus belle,sport,lecture,sorties,amis,voyage,travail.J'ai choisi une voie qui me correspondait l'enseignement en primaire, j'adorais enseigner, j'adorais les enfants, je m'investissais à 100% voire à 200%. La première année, je
travaillais 90 heures par semaine, la deuxième 60 heures,
je faisais souvent deux choses à la fois voire 3, je continuais toujours le sport et les sorties m'étais nécessaire le mardi et le samedi. A peine arrivée de l'école, je bossais jusqu'au repas et je reprenais après manger. Le matin à peine mon réveil sonnait, j'étais debout et je bossais jusqu'à 11heures, minuit, heureusement j'aimais ce que je faisais! La troisième année je ne pouvais plus aller travailler, je ne pouvais plus me lever.Le généraliste à diagnostiquer un surmenage
m'a mis sous anti-dépresseur, mais tout ce à quoi je pensais c'était qu'avec les anti-dépresseur je ne pouvais plus travailler comme j'étais complètement droguée! Moins je pouvais travailler plus j'étais stressée. Je tournai en rond par rapport à mes idées noires et à ce travail qui m'obsédait mais que je ne pouvais pas faire. J'ai été hospitalisée mais le milieu (tout le monde est mélangé) m'a fait peur plus qu'autre chose. On me disait de travailler sur moi mais je ne comprenais pas ce qu'on me voulait. J'essayais de retravailler et c'était un fiasco.
J'étais perdue et surtout je perdais ma personnalité pour devenir un pantin qu'on se renvoie de service psychiatrique au travail.J'y ai perdu mes amis et ma famille, parce que les autres vivaient et moi non.
Rétrospectivement
1. le burn out était inévitable vu la vie que je menais, mais j'aurais eu besoin qu'on mette ces mots sur cet état
et qu'on m'aide à me reconstruire une nouvelle manière de vie.
Quand cela vous arrive, il est necessaire d'analyser les causes de cet état et de prendre les choses en main pour
changer votre manière de vivre. Si pour cela il faut changer de travail, il faut changer sinon vous pouvez pendant des années traîner ce mal-être avec vous et passer à côté de vous- même et de la vie.
Je pense que tout le monde a voulu m'aider mais j'étais
la première à pouvoir m'en sortir avec l'aide d'un bon psy, j'ai choisi la fuite et je me suis perdue.
Les hospitalisations n'ont servi à rien à part à me conforter que j'étais en enfer. J'ai perdu le lien social
qui me rendait si heureuse et tout le monde s'est épuisé autour de moi. Moi qui donnais tellement, je ne donne plus ,je ne sais plus comment faire après ces années. J'ai fait de mon travail un sacerdoce, alors qu'il était si facile d'en changer, comparé aux amitiés et amours brisés. Si je peux vous être utile, posez-moi les questions que vous voulez.
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émeraude a répondu le 06/09/2007 - 17:04
Bonjour Soleil,
Merci pour ton témoignage très instructif pour moi. Je me reconnais dans certains de tes traits, et je suis moi aussi enseignante en primaire. J'ai toujours vécu à 200 à l'heure, en cherchant toujours à plaire à tout le monde. Petite je n'aimais pas dormir, je disais que c'était une perte de temps etc... mais au fil des années, ma santé s'est détériorée. Régulièrement je tombais malade, et des trucs de plus en plus compliqués, impossible à traiter, je me suis mise à faire tous les effets secondaires des traitements... Une vraie galère ! Et un jour, ma cousine, dont j'étais très proche, est décédée dans un accident de voiture. J'ai tenu 3 mois en soutenant chaque jour la famille, et en prenant sur moi. Et puis j'ai commencé à faire des crises d'angoisses, et un jour je me suis écroulée, pendant plusieurs jours je n'arrivais plus à rester consciente, je m'évanouissais sans arrêt. Et ensuite impossible de reprendre le boulot. Ensuite, angoisse et dépression se sont copieusement installées. Aujourd'hui, après 1 an d'antidépresseurs et anxyolitiques et suivi psy, j'envisage de reprendre mon travail à mi-temps thérapeutique. J'ai fait le point sur pas mal de choses dans ma vie, j'ai pris conscience d'un traumatisme dont j'avais souffert dans l'enfance...
Mais j'ai peur de retomber dans ce cercle infernal en reprenant le boulot. J'ai peur de recommencer à me mettre en 4 pour tout le monde, petits et grands, et d'y laisser à nouveau ma peau. Je ne sais pas comment recommencer à vivre une vie normale, sans retomber dans ce fonctionnement. Si je me ménage, je vais vraiment avoir l'impression de faire mon boulot qu'à moitié, et d'être que la moitié de moi-même...
Je pense que tu dois comprendre ce que je veux dire.
Si tu peux me conseiller, me guider un peu, ce serait vraiment gentil. Merci d'avance
Merci d'avancer
Merci pour ton témoignage très instructif pour moi. Je me reconnais dans certains de tes traits, et je suis moi aussi enseignante en primaire. J'ai toujours vécu à 200 à l'heure, en cherchant toujours à plaire à tout le monde. Petite je n'aimais pas dormir, je disais que c'était une perte de temps etc... mais au fil des années, ma santé s'est détériorée. Régulièrement je tombais malade, et des trucs de plus en plus compliqués, impossible à traiter, je me suis mise à faire tous les effets secondaires des traitements... Une vraie galère ! Et un jour, ma cousine, dont j'étais très proche, est décédée dans un accident de voiture. J'ai tenu 3 mois en soutenant chaque jour la famille, et en prenant sur moi. Et puis j'ai commencé à faire des crises d'angoisses, et un jour je me suis écroulée, pendant plusieurs jours je n'arrivais plus à rester consciente, je m'évanouissais sans arrêt. Et ensuite impossible de reprendre le boulot. Ensuite, angoisse et dépression se sont copieusement installées. Aujourd'hui, après 1 an d'antidépresseurs et anxyolitiques et suivi psy, j'envisage de reprendre mon travail à mi-temps thérapeutique. J'ai fait le point sur pas mal de choses dans ma vie, j'ai pris conscience d'un traumatisme dont j'avais souffert dans l'enfance...
Mais j'ai peur de retomber dans ce cercle infernal en reprenant le boulot. J'ai peur de recommencer à me mettre en 4 pour tout le monde, petits et grands, et d'y laisser à nouveau ma peau. Je ne sais pas comment recommencer à vivre une vie normale, sans retomber dans ce fonctionnement. Si je me ménage, je vais vraiment avoir l'impression de faire mon boulot qu'à moitié, et d'être que la moitié de moi-même...
Je pense que tu dois comprendre ce que je veux dire.
Si tu peux me conseiller, me guider un peu, ce serait vraiment gentil. Merci d'avance
Merci d'avancer
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soleil a répondu le 06/09/2007 - 23:47
Le plus important c'est de garder ou de retrouver ta joie de vivre, tes proches ne te demandent que cela. Il faut seulement que tu sois là sans pour cela déplacer des montagnes pour eux, il te faut reprendre la vie mais en en faisant moins. Tu ne peux pas reprendre ton boulot en exigeant autant de toi sinon tu vas à ta perte. Tous tes proches veulent que tu sois là tout simplement sans être parfaite et superwoman, il faut revoir tes objectifs à la baisse.Parce que ta manière de fonctionner
t'a mis hors circuit pendant 1 an et que tu ne peux pas continuer à passer à côté des choses et des gens. Le métier
d'enseignant est très prenant et trop douloureux pour des perfectionnistes parce qu'on peut toujours faire mieux et plus. Le problème, c'est que notre travail nous l'emmenons à la maison, il n'y a pas de séparation entre
la vie personnelle et professionnelle, cette séparation il va falloir que tu la fasses, que tu te donnes un labs de temps pour travailler puis pour te détendre penser à toi te relaxer, cultiver ta vie personnelle. Pour ma part j'étais en état de tension permanent et ne m'en rendais pas compte mais tu vois le
corps et l'esprit m'ont dit stop. Je ne voulais et ne pouvais plus réfléchir, ni bouger. L'erreur que j'ai faite était de penser que je n'étais plus capable de rien faire et de m'enfoncer,parce qu' après une courte période
d'inertie on peut se relever et tout remettre à plat. Reprends le travail tranquilement mais si tu vois que tu
recommences à être trop exigeante réflechis même à une reconversion ou tu pourrais être plus sereine.Tout vaut mieux que de risquer sa propre vie et sa santé mentale. Moi, mes amis me l'avaient dit mais je ne me rendais pas
compte que je faisais fausse route. Prends ton temps,fais des choses que tu aimes sans en faire trop avec les gens que tu aimes.Pour l'instant ce sont eux qui vont te guider, accepte le. Rends leur des sourires et ta joie de vivre. Etre enseignant, c'est bien mais être en vie c'est mieux.Je connais trop d'enseignants qui ont sombré dans la déprime, dans l'angoisse et même qui se sont supprimés.La vie à côté est doublement plus importante!
Je te donnerai l'exemple de ma cousine, employée dans une
banque en CDI. De part la pression, elle a commencé à faire des crises d'angoisse pendant deux mois elle est restée chez elle à regarder la télé. Puis a décidé de quitter ce travail qui la faisait tant souffrir.Elle est retournée vivre chez ses parents a travaillé à cofiroute
puis a entamé une formation d'assistante sociale. Elle est maintenant épanouie et heureuse de vivre parce qu'elle a osé agir. Il ne s'agissait sans doute pas d'un burn out mais d'une dépression mais sa voix est la bonne.
tu peux me recontacter quand tu veux.
Je voulais aussi dire que c'est le contexte économique qui nous fait nous accrocher à un job jusqu'à en crever!
Excusez-moi du langage!
J'aimerais avoir des nouvelles de tous, notamment d'Henri.
t'a mis hors circuit pendant 1 an et que tu ne peux pas continuer à passer à côté des choses et des gens. Le métier
d'enseignant est très prenant et trop douloureux pour des perfectionnistes parce qu'on peut toujours faire mieux et plus. Le problème, c'est que notre travail nous l'emmenons à la maison, il n'y a pas de séparation entre
la vie personnelle et professionnelle, cette séparation il va falloir que tu la fasses, que tu te donnes un labs de temps pour travailler puis pour te détendre penser à toi te relaxer, cultiver ta vie personnelle. Pour ma part j'étais en état de tension permanent et ne m'en rendais pas compte mais tu vois le
corps et l'esprit m'ont dit stop. Je ne voulais et ne pouvais plus réfléchir, ni bouger. L'erreur que j'ai faite était de penser que je n'étais plus capable de rien faire et de m'enfoncer,parce qu' après une courte période
d'inertie on peut se relever et tout remettre à plat. Reprends le travail tranquilement mais si tu vois que tu
recommences à être trop exigeante réflechis même à une reconversion ou tu pourrais être plus sereine.Tout vaut mieux que de risquer sa propre vie et sa santé mentale. Moi, mes amis me l'avaient dit mais je ne me rendais pas
compte que je faisais fausse route. Prends ton temps,fais des choses que tu aimes sans en faire trop avec les gens que tu aimes.Pour l'instant ce sont eux qui vont te guider, accepte le. Rends leur des sourires et ta joie de vivre. Etre enseignant, c'est bien mais être en vie c'est mieux.Je connais trop d'enseignants qui ont sombré dans la déprime, dans l'angoisse et même qui se sont supprimés.La vie à côté est doublement plus importante!
Je te donnerai l'exemple de ma cousine, employée dans une
banque en CDI. De part la pression, elle a commencé à faire des crises d'angoisse pendant deux mois elle est restée chez elle à regarder la télé. Puis a décidé de quitter ce travail qui la faisait tant souffrir.Elle est retournée vivre chez ses parents a travaillé à cofiroute
puis a entamé une formation d'assistante sociale. Elle est maintenant épanouie et heureuse de vivre parce qu'elle a osé agir. Il ne s'agissait sans doute pas d'un burn out mais d'une dépression mais sa voix est la bonne.
tu peux me recontacter quand tu veux.
Je voulais aussi dire que c'est le contexte économique qui nous fait nous accrocher à un job jusqu'à en crever!
Excusez-moi du langage!
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soleil a répondu le 07/09/2007 - 00:01
C'est encore moi, je voulais dire à tous que si c'est le travail qui est le principal problème, il est temps d'en changer avant de tout détruire, la vie de famille etles amis qui s'épuisent à nous soutenir et aimeraient vivre des moments de bonheur avec nous. Comme on dit il vaut mieux être un balayeur heureux qu'un médecin malheureux ( Je n'ai rien contre les techniciens de surface). Le bonheur vient aussi de ce que l'on donne en étant en bonne santé. Le plus dur c'est l'absence.
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