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Reprise du sujet initial
BURN OUT
26/04/2005 - 03:16 - par anne-sophie - 1614 consultations
bonjour,
kelkun peut-il definir ce qu 'est presicément le burnout?
g BIENSUR des tas de choses à lire là -dessus ms je sui s epuisée..
je cherche un livre sur les emotions:" les reconnaitre les gerer....pourquoi et comment arrive -t-on en etat de burnout!!!
j essaie de lire ce site entierement ms il faut tjrs cliquer partout et çà me stresse...
je peux vous donner l adresse de ce site si vous le voulez
il y a un livre que j aimerais me procurer ms j arrive plus à le retrouver..SUR CE SITE
Alors qui sait ,peut-etre,pourrIEz-vus m aider?
c UN SITE SERIEUX
MERCI SI VOUS ME REPONDEZ
GSPR NE PAS AVOIR ETE TROP RIDICULE
kelkun peut-il definir ce qu 'est presicément le burnout?
g BIENSUR des tas de choses à lire là -dessus ms je sui s epuisée..
je cherche un livre sur les emotions:" les reconnaitre les gerer....pourquoi et comment arrive -t-on en etat de burnout!!!
j essaie de lire ce site entierement ms il faut tjrs cliquer partout et çà me stresse...
je peux vous donner l adresse de ce site si vous le voulez
il y a un livre que j aimerais me procurer ms j arrive plus à le retrouver..SUR CE SITE
Alors qui sait ,peut-etre,pourrIEz-vus m aider?
c UN SITE SERIEUX
MERCI SI VOUS ME REPONDEZ
GSPR NE PAS AVOIR ETE TROP RIDICULE
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soleil a répondu le 25/09/2007 - 18:40
Coucou éclaircie,
Je t'avais fait un beau "spitch" mais je n'ai pas sauvegarder à temps, donc là je raccourcis l'affaire. Effectivement nous avons beaucoup en commun. Sauf que cela fait des années que cela dure, les amis, les cousins ont construit leur vie, en bataillant ferme même si la vie était difficile et surtout en profitant de chaque instant
moi j'ai mis trop de temps à me reconstruire. Résultat amis: néant, vie affective néant, vie professionnelle:néant. Les fêtes se font sans que j'y sois invitée moi qui étais si fêtarde. Le temps a tissé des liens entre mes amis d'où je suis exclue( je n'ai non plus rien à dire de spécial , moi si bavarde d'habitude ) de chaleureuse je suis devenue froide peu sociable et chacun me reproche
1 de ne pas avoir suivi leur vie
2 de ne pas travailler
3 de ne pas avoir respecter ni amis ni famille
Du coup je suis seule, le téléphone ne sonne plus pour
moi, seulement par convenance et ma présence ne fait plaisir à personne, c'est vrai que j'ai tout loupé anniversaires, fêtes et que quand j'étais là ce n'était
pas la joie. Mes photos en témoignent, Les dernières que j'ai prises participant pleinement à l'évènement datent de fin 2002, ensuite c'est la descente aux enfers!
Les gens n'aiment pas qu'on passe son temps à chouiner et à se plaindre, moi la première. Je suis donc totalement
inutile. Je passe mon temps à dormir, manger et regarder la télé ce qui est totalement abrutissant.
Je suis devenue pratiquement insensible et de mauvaises compagnie, limite agressive moi qui étais si chaleureuse
et prête à rendre service.
Pour l'acupuncture, cela a été un échec, étant au plus mal l'acupuncteur m'avait demandé:"Mais vous voulez vraiment mourir?" Bien sûr que oui. Donc son travail ne servait à rien. Mais c'est mon expérience.
Je me rends compte que j'avais tout et que j'ai tout gâché en ne remontant pas assez tôt la pente en ne donnant aucune nouvelle et en en demandant aucune.
bises éclaircie à bientôt
Je t'avais fait un beau "spitch" mais je n'ai pas sauvegarder à temps, donc là je raccourcis l'affaire. Effectivement nous avons beaucoup en commun. Sauf que cela fait des années que cela dure, les amis, les cousins ont construit leur vie, en bataillant ferme même si la vie était difficile et surtout en profitant de chaque instant
moi j'ai mis trop de temps à me reconstruire. Résultat amis: néant, vie affective néant, vie professionnelle:néant. Les fêtes se font sans que j'y sois invitée moi qui étais si fêtarde. Le temps a tissé des liens entre mes amis d'où je suis exclue( je n'ai non plus rien à dire de spécial , moi si bavarde d'habitude ) de chaleureuse je suis devenue froide peu sociable et chacun me reproche
1 de ne pas avoir suivi leur vie
2 de ne pas travailler
3 de ne pas avoir respecter ni amis ni famille
Du coup je suis seule, le téléphone ne sonne plus pour
moi, seulement par convenance et ma présence ne fait plaisir à personne, c'est vrai que j'ai tout loupé anniversaires, fêtes et que quand j'étais là ce n'était
pas la joie. Mes photos en témoignent, Les dernières que j'ai prises participant pleinement à l'évènement datent de fin 2002, ensuite c'est la descente aux enfers!
Les gens n'aiment pas qu'on passe son temps à chouiner et à se plaindre, moi la première. Je suis donc totalement
inutile. Je passe mon temps à dormir, manger et regarder la télé ce qui est totalement abrutissant.
Je suis devenue pratiquement insensible et de mauvaises compagnie, limite agressive moi qui étais si chaleureuse
et prête à rendre service.
Pour l'acupuncture, cela a été un échec, étant au plus mal l'acupuncteur m'avait demandé:"Mais vous voulez vraiment mourir?" Bien sûr que oui. Donc son travail ne servait à rien. Mais c'est mon expérience.
Je me rends compte que j'avais tout et que j'ai tout gâché en ne remontant pas assez tôt la pente en ne donnant aucune nouvelle et en en demandant aucune.
bises éclaircie à bientôt
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éclaircie a répondu le 25/09/2007 - 20:58
Coucou soleil
J'avoue que je ne comprends pas très bien car tu es consciente de tes erreurs et tu as su les corriger! Tu as su te faire aider! Et bien même si tu as mis un peu de temps : qu'est ce que cela peut faire si tu as réussi à redevenir "soleil"? Les amis et surtout la famille savent être patient! Il m'est déjà arrivé de ne pas donner de nouvelles pendant plusieurs années car je n'étais pas au mieux de ma forme et ensuite de recontacter ses amis! le dialogue est revenu et les souvenirs aussi et de nouveaux se reconstruisent! Bien sûr il y en a que j'ai malheureusement perdu de vue! C'est pourquoi je veux vraiment guérir ce problème de burn out même si il faudra du temps! Je veux apprendre à ne plus dépasser mes limites, je veux apprendre à dire non, à me protéger et à relativiser! je veux apprendre à me battre contre tous les moments difficiles de la vie même si parfois j'aurai tendance à baisser les bras et pensait à la solution de facilité (changer de monde par exple!) En plus, j'ai vu que tu savais très bien analyser les situations des autres et donner des conseils : tu vois que tu es sociable! Moi non plus j'aime pas me plaindre mais par la force des choses quand on va mal : on est amenée à le faire! le tout c'est de s'en rendre compte et de parvenir à arrêter et se faire guérir! et de renouer avec ceux ou celles qu'on aime! Il n'est pas trop tard soleil pour bien faire! alors prend ton téléphone et prend des nouvelles de ceux ou celles que t'estiment! ça leur fera plaisir, par contre essaie d'être positive! Ensuite ils te pardonneront et t'écouteront même quand tu iras mal! moi aussi j'aurai tendance à prendre des cachets pour dormir pour arrêter de penser et pour faire l'autruche : mettre ma tête dans un trou et ne plus la ressortir! mais je sais que cela ne fait qu'empirer ma situation alors parfois revient une envie pour la vie et une envie d'aider les autres! alors j'espère que je t'ai un peu éclairé! pourquoi ne pas contacter ta cousine qui a changé de métier et qui est désormais assistante sociale, elle pourra t'écouter non? A bientôt
J'avoue que je ne comprends pas très bien car tu es consciente de tes erreurs et tu as su les corriger! Tu as su te faire aider! Et bien même si tu as mis un peu de temps : qu'est ce que cela peut faire si tu as réussi à redevenir "soleil"? Les amis et surtout la famille savent être patient! Il m'est déjà arrivé de ne pas donner de nouvelles pendant plusieurs années car je n'étais pas au mieux de ma forme et ensuite de recontacter ses amis! le dialogue est revenu et les souvenirs aussi et de nouveaux se reconstruisent! Bien sûr il y en a que j'ai malheureusement perdu de vue! C'est pourquoi je veux vraiment guérir ce problème de burn out même si il faudra du temps! Je veux apprendre à ne plus dépasser mes limites, je veux apprendre à dire non, à me protéger et à relativiser! je veux apprendre à me battre contre tous les moments difficiles de la vie même si parfois j'aurai tendance à baisser les bras et pensait à la solution de facilité (changer de monde par exple!) En plus, j'ai vu que tu savais très bien analyser les situations des autres et donner des conseils : tu vois que tu es sociable! Moi non plus j'aime pas me plaindre mais par la force des choses quand on va mal : on est amenée à le faire! le tout c'est de s'en rendre compte et de parvenir à arrêter et se faire guérir! et de renouer avec ceux ou celles qu'on aime! Il n'est pas trop tard soleil pour bien faire! alors prend ton téléphone et prend des nouvelles de ceux ou celles que t'estiment! ça leur fera plaisir, par contre essaie d'être positive! Ensuite ils te pardonneront et t'écouteront même quand tu iras mal! moi aussi j'aurai tendance à prendre des cachets pour dormir pour arrêter de penser et pour faire l'autruche : mettre ma tête dans un trou et ne plus la ressortir! mais je sais que cela ne fait qu'empirer ma situation alors parfois revient une envie pour la vie et une envie d'aider les autres! alors j'espère que je t'ai un peu éclairé! pourquoi ne pas contacter ta cousine qui a changé de métier et qui est désormais assistante sociale, elle pourra t'écouter non? A bientôt
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soleil a répondu le 05/10/2007 - 13:14
Tout ça est beaucoup plus compliqué que tu le penses. Cela fait déja 4 ans que je n'ai pas travaillé. Comment expliquer cela dans un CV? Je vis avec 0 euros par mois car
en dispo d'office. J'ai maintenant un physique à faire peur, grosse à force de ne rien faire, les cheveux abimés etc...
Une vraie clodo et mes habits sont en piteux états. En plus je n'ai rien à dire, ne faisant rien. Aux fêtes où mon ami est invité tout le monde me fait la gueule vu que je ne travaille pas et ne peux donc pas participer au cadeau.
Bientôt je serai à la rue. En plus j'ai un petit garçon et les assistantes sociales sur le dos. Je fais honte à mon père qui est très aimé et très respecté, ainsi qu'à ma soeur qui fait maintenant sa vie sans moi. Tout ce petit monde est très digne et moi je passe pour la débile du coin. Je suis très sombre et ne bouge plus beaucoup mes f... J'ai beaucoup de réflexion dans ce sens.
Avant j'avais envie d'en finir parce que j'étais malade maintenant je ne vois plus pourquoi continuer puisque plus personne ne me parle plus ni ne m'estime. J'ai quand
même réussi à faire la gueule au mariage d'amis et de la famille et dernièrement il y a eu plusieurs parents d'amis qui sont morts et moi j'étaid de côté seul rejetée
alors que j'aurais aimé réconforter mes anciennes amies.
Je suis devenue irrespectueuse même dans la mort et les plus beaux moments de vie.
Je comprends la douleur même si je ne l'éprouve plus.
en dispo d'office. J'ai maintenant un physique à faire peur, grosse à force de ne rien faire, les cheveux abimés etc...
Une vraie clodo et mes habits sont en piteux états. En plus je n'ai rien à dire, ne faisant rien. Aux fêtes où mon ami est invité tout le monde me fait la gueule vu que je ne travaille pas et ne peux donc pas participer au cadeau.
Bientôt je serai à la rue. En plus j'ai un petit garçon et les assistantes sociales sur le dos. Je fais honte à mon père qui est très aimé et très respecté, ainsi qu'à ma soeur qui fait maintenant sa vie sans moi. Tout ce petit monde est très digne et moi je passe pour la débile du coin. Je suis très sombre et ne bouge plus beaucoup mes f... J'ai beaucoup de réflexion dans ce sens.
Avant j'avais envie d'en finir parce que j'étais malade maintenant je ne vois plus pourquoi continuer puisque plus personne ne me parle plus ni ne m'estime. J'ai quand
même réussi à faire la gueule au mariage d'amis et de la famille et dernièrement il y a eu plusieurs parents d'amis qui sont morts et moi j'étaid de côté seul rejetée
alors que j'aurais aimé réconforter mes anciennes amies.
Je suis devenue irrespectueuse même dans la mort et les plus beaux moments de vie.
Je comprends la douleur même si je ne l'éprouve plus.
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éclaircie a répondu le 06/10/2007 - 11:25
Est ce que tu es suivie par quelqu'un un psy qui t'aide dans ta rélfexion et qui pourrait te venir en aide? Si tu en as déjà un peut être qu'il ne te convient pas! Au niveau du travail : est ce que tu t'es inscrite dans des agences intérimaires : cela te permettrait de voir du monde, de te changer les idées et de gagner un peu d'argent et ainsi te sentir "utile". (avoir une vie sociale est super important). Si cela n'est pas indiscret : pourquoi as tu les assistantes sociales sur le dos?
Non tu es loin d'être débile, car je lis tes messages et je les trouve très sensée! Tu ne peux pas dire que plus personne te parle : regarde je te réponds! et tu as discuté aussi avec d'autres personnes sur le forum! Ta famille t'aime aussi, elle a dû juste un peu s'éssoufler car elle ne sait peut être plus comment s'y prendre pour t'aider. Essais de reprendre goût à la vie, tu te rends compte de tes erreurs : essaies de les corriger! apprends à sourir à nouveau. Je suis persuadée que tu vas réussir à te sortir de là!
Non tu es loin d'être débile, car je lis tes messages et je les trouve très sensée! Tu ne peux pas dire que plus personne te parle : regarde je te réponds! et tu as discuté aussi avec d'autres personnes sur le forum! Ta famille t'aime aussi, elle a dû juste un peu s'éssoufler car elle ne sait peut être plus comment s'y prendre pour t'aider. Essais de reprendre goût à la vie, tu te rends compte de tes erreurs : essaies de les corriger! apprends à sourir à nouveau. Je suis persuadée que tu vas réussir à te sortir de là!
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soleil a répondu le 06/10/2007 - 15:16
Je vais t'expliquer,
mon dégoùt de la vie m'a amené à aller en hôpital psy où j'ai connu l' enfer. J'y ai d'abord été parce que je faisais un burn-out avec tentative de suicide, j'en avais marre de pleurer tout le temps et ne voulais plus aller à l'école étant donner que je n'arrivais plus à préparer, j'étais complètement stressée et me faisais du mal. J'étais incapable de parler n'avais plus la force de rien faire. Tu vois que c'était incompatible avec la pratique de mon métier, j'aurais travaillé dans un bureau cela aurait été plus compatible. Un jour j'étais en route pour l'école et j'ai fait demi- tour un de mes élèves m'a vu faire demi-tour, j'étais alors en CM2 et la charge de travail + l'état d'épuisement dû aux années précédentes a eu raison de mes nerfs. Je crois que je ne pouvais pas me faire à l'échec. Tu ne peux pas quitter ton travail comme ça, il fallait un certif médical donc mon médecin m'a mis en arrêt. Je suis restée dans le noir chez moi pendant plusieurs mois, l'inspection m'a proposé des reprises, mais j'échouais à chaque fois, je fuyais. Rester chez moi dans le noir m'a fait perdre la tête, j'ai donc atterri plusieurs fois en psy où c'était pire que tout, médication forcée, infantilisation, piqûre pour calmer parce que je me rebellais contre le fait d'être là-bas, cellule d'isolement. Je n'avais plus les mots pour me défendre. J'étais bourrée de psychotropes donc encore plus malade que malade, avec tous les effets secondaires
qui existent. Quand je ressortais j'allais aux fêtes des copains complètement shootée, donc j'avais du mal à participer, voir j'étais une loque personne ne reconnaissait soleil et pendant que tout le monde partait
en vacances en week- end moi j'étais en psy où en train de vouloir rebosser. L'hopital psy c'est l'enfer. Dans mon cas, il aurait fallu que je me repose pendant quelques mois sans surtout d'hopital avec un travail sur mon mode de vie. Mais l'hopital psy m'a brisé + la réputation que tu as en ressortant. Tu n'as plus ton mot à dire sur rien vu que tu n'a rien suivi, en plus tu n'es plus un modèle pour personne, c'est une dégringolade phénoménale. Puis tu n'as plus envie de faire des efforts. Enfin j'ai eu un enfant avec l'ami qui a subi toutes ces années sauf que je n'étais pas amoureuse et qu'au départ la dépression venait aussi de cette relation. L'enfant n'était pas prévu et vu l'état où je suis, j'ai du mal à m'en occuper et n'ai plus d'argent pour nous faire vivre. Vu les antécédents en psy, je suis suivie par une puéricultrice + les services sociaux. Je continue d'être fliquée parce qu'en hp c'est tout comme une incarcération. Les copains m'ont fait des cadeaux pour l'arrivée du bébé, je n'étais même pas heureuse car enfant pas vraiment désiré. Je crois que c'est à ce moment là qu'ils ont laissé tomber. Pas un seul remerciement de ma part. Tout ça n'est pourtant pas dans
ma nature, j'ai toujours adoré m'occuper des enfants, des bébés de la famille et faire de cadeaux à toutes les personnes que j'aimais, j'étais très affectueuse très caline, mais voilà les anniversaires, les Noêls se sont passés en psy ou sans que je sois capable de participer.
Je me repenche sur l'actualité et m'intéresse à la prison de guantanamo où un des prisonniers témoigne de l'enfer qu'il a subi de 2002 à 2006. Je fais alors le parallèle avec ce que j'ai vécu en hp sauf que là-bas aucun avocat n'ira te défendre puisque tu es considéré comme ayant perdu ta raison. Tous les abus sont alors bons et tu ne peux pas te défendre et moi je n'avais pas la foi pour me défendre. Je te précise, j'étais en hdt pour soi-disant me protéger de moi-même, ils faisaient donc ce qu'ils voulaient de moi et ils étaient censés m'aider!!! Les psychiatres, je les ai traités d'inhumains parce que là-bas c'est la déshumanisation, ce n'est pas un lieu de vie. J'ai regardé dernièrement le reportage sur Sabine, la soeur de Sandrine Bonnaire, autiste enfermée dans un hp pendant 5 ans. Je comprends donc que son état ce soit dégradé de part les médicaments + les traitements inadéquats à sa maladie. Moi j'en ressors totalement détruite psychologiquement et physiquement. Je crois que depuis ce sacré octobre 2002, je pensais finir à la rue
et n'ai plus combattu. J'ai fait ainsi depuis de ma vie un enfer. Tout le monde me déteste d'être si inertique et je commence à détester tout le monde. Ayant été enseignante je connais ce cas de figure où les enfants ne sachant pas comment se faire aimer deviennent terribles et se font haïr de tout le monde par manque d'amour, j'y étais très sensible parce que pleine d'amour et de compréhension. Si j'ai été si bonne enseignante pendant ces quelques années c'est que j'avais la même sensibilité qu'eux et débordais d'amour, c'est ce qui m'a conduit à ma perte. Mon travail était comme un sacerdoce car mes qualités humaines et intellectuelles étaient complètement
exploitées. C'est plus qu'un don de soi mais l'on s'y perd. J'ai toujours été une humaniste et ma vie était tournée vers ce don que je faisais aux autres.On se perd soi-même n'étant pas assez altruiste. Jamais je n'émettais de critiques contre les autres et avais du mal
avec ceux qui le faisaient. Je crois qu'une sensibilité aussi forte m'a obligée à m'isoler pour ne plus souffrir.
C'est difficile à expliquer. Je pense m'être perdue dans ce désir de perfection. Maintenant tout ce que furent mes qualités ne servent à rien et n'existent plus. Parce que
ma vie ne peut être que dévouée aux autres et qu'elle n'a plus d'intérêt. J'ai brisé mes principes, mes règles de vie, il n'y a plus qu'une coquille vide et abîmée. Plus jeune j'aspirais à être la plus sage des sages déjà je me posais des questions existentielles telle que pourquoi moi je suis moi, sur le chemin de l'école. Le monde des adultes est aussi peut-être trop dur pour moi. Les sentiments négatifs et altruistes m'étant inconnus. Ce passage de l'adolescence, je pense ne pas l'avoir vécu jeune et du coup l'avoir vécu à 20ans puis à 28ans avec tous les dégâts que cela peut entraîner maintenant je vis en hermite, sans joie sans peine sans amis ni amours avec parfois le chagrin qui me tenaille, d'avoir râté ma vie?
De ne pas avoir exploiter une personnalité aussi riche? De ne pas pouvoir donner à mon enfant l'image de ce que j'étais avant, des traditions familliales, de tout mon savoir qui s'est perdu dans la psychiatrie? J'aime bien philosopher, débattre confronter mes idées mais maintenant avec qui le faire. Les gens que j'estimais le plus et que j'aimais qui sont des gens très bien ont fermé les portes de leur coeur et je ne peux faire face à leur regard méprisant, donc je fuis et suis là devant mon odinateur, à vivre une vie par procuration. Je vois mes anciens amis partir de concert, rigolant complices. Cela me fait mal, je suis moi seule dans mon coin à voir les autres vivre. J'ai lu il y a longtemps Véronika 20 ans décide de mourir de Coelo, c'est exactement ce que j'ai vécu et ce qui se passe en vrai. Quand tu sors d'hp, tu n'as plus ta place dans la société.
mon dégoùt de la vie m'a amené à aller en hôpital psy où j'ai connu l' enfer. J'y ai d'abord été parce que je faisais un burn-out avec tentative de suicide, j'en avais marre de pleurer tout le temps et ne voulais plus aller à l'école étant donner que je n'arrivais plus à préparer, j'étais complètement stressée et me faisais du mal. J'étais incapable de parler n'avais plus la force de rien faire. Tu vois que c'était incompatible avec la pratique de mon métier, j'aurais travaillé dans un bureau cela aurait été plus compatible. Un jour j'étais en route pour l'école et j'ai fait demi- tour un de mes élèves m'a vu faire demi-tour, j'étais alors en CM2 et la charge de travail + l'état d'épuisement dû aux années précédentes a eu raison de mes nerfs. Je crois que je ne pouvais pas me faire à l'échec. Tu ne peux pas quitter ton travail comme ça, il fallait un certif médical donc mon médecin m'a mis en arrêt. Je suis restée dans le noir chez moi pendant plusieurs mois, l'inspection m'a proposé des reprises, mais j'échouais à chaque fois, je fuyais. Rester chez moi dans le noir m'a fait perdre la tête, j'ai donc atterri plusieurs fois en psy où c'était pire que tout, médication forcée, infantilisation, piqûre pour calmer parce que je me rebellais contre le fait d'être là-bas, cellule d'isolement. Je n'avais plus les mots pour me défendre. J'étais bourrée de psychotropes donc encore plus malade que malade, avec tous les effets secondaires
qui existent. Quand je ressortais j'allais aux fêtes des copains complètement shootée, donc j'avais du mal à participer, voir j'étais une loque personne ne reconnaissait soleil et pendant que tout le monde partait
en vacances en week- end moi j'étais en psy où en train de vouloir rebosser. L'hopital psy c'est l'enfer. Dans mon cas, il aurait fallu que je me repose pendant quelques mois sans surtout d'hopital avec un travail sur mon mode de vie. Mais l'hopital psy m'a brisé + la réputation que tu as en ressortant. Tu n'as plus ton mot à dire sur rien vu que tu n'a rien suivi, en plus tu n'es plus un modèle pour personne, c'est une dégringolade phénoménale. Puis tu n'as plus envie de faire des efforts. Enfin j'ai eu un enfant avec l'ami qui a subi toutes ces années sauf que je n'étais pas amoureuse et qu'au départ la dépression venait aussi de cette relation. L'enfant n'était pas prévu et vu l'état où je suis, j'ai du mal à m'en occuper et n'ai plus d'argent pour nous faire vivre. Vu les antécédents en psy, je suis suivie par une puéricultrice + les services sociaux. Je continue d'être fliquée parce qu'en hp c'est tout comme une incarcération. Les copains m'ont fait des cadeaux pour l'arrivée du bébé, je n'étais même pas heureuse car enfant pas vraiment désiré. Je crois que c'est à ce moment là qu'ils ont laissé tomber. Pas un seul remerciement de ma part. Tout ça n'est pourtant pas dans
ma nature, j'ai toujours adoré m'occuper des enfants, des bébés de la famille et faire de cadeaux à toutes les personnes que j'aimais, j'étais très affectueuse très caline, mais voilà les anniversaires, les Noêls se sont passés en psy ou sans que je sois capable de participer.
Je me repenche sur l'actualité et m'intéresse à la prison de guantanamo où un des prisonniers témoigne de l'enfer qu'il a subi de 2002 à 2006. Je fais alors le parallèle avec ce que j'ai vécu en hp sauf que là-bas aucun avocat n'ira te défendre puisque tu es considéré comme ayant perdu ta raison. Tous les abus sont alors bons et tu ne peux pas te défendre et moi je n'avais pas la foi pour me défendre. Je te précise, j'étais en hdt pour soi-disant me protéger de moi-même, ils faisaient donc ce qu'ils voulaient de moi et ils étaient censés m'aider!!! Les psychiatres, je les ai traités d'inhumains parce que là-bas c'est la déshumanisation, ce n'est pas un lieu de vie. J'ai regardé dernièrement le reportage sur Sabine, la soeur de Sandrine Bonnaire, autiste enfermée dans un hp pendant 5 ans. Je comprends donc que son état ce soit dégradé de part les médicaments + les traitements inadéquats à sa maladie. Moi j'en ressors totalement détruite psychologiquement et physiquement. Je crois que depuis ce sacré octobre 2002, je pensais finir à la rue
et n'ai plus combattu. J'ai fait ainsi depuis de ma vie un enfer. Tout le monde me déteste d'être si inertique et je commence à détester tout le monde. Ayant été enseignante je connais ce cas de figure où les enfants ne sachant pas comment se faire aimer deviennent terribles et se font haïr de tout le monde par manque d'amour, j'y étais très sensible parce que pleine d'amour et de compréhension. Si j'ai été si bonne enseignante pendant ces quelques années c'est que j'avais la même sensibilité qu'eux et débordais d'amour, c'est ce qui m'a conduit à ma perte. Mon travail était comme un sacerdoce car mes qualités humaines et intellectuelles étaient complètement
exploitées. C'est plus qu'un don de soi mais l'on s'y perd. J'ai toujours été une humaniste et ma vie était tournée vers ce don que je faisais aux autres.On se perd soi-même n'étant pas assez altruiste. Jamais je n'émettais de critiques contre les autres et avais du mal
avec ceux qui le faisaient. Je crois qu'une sensibilité aussi forte m'a obligée à m'isoler pour ne plus souffrir.
C'est difficile à expliquer. Je pense m'être perdue dans ce désir de perfection. Maintenant tout ce que furent mes qualités ne servent à rien et n'existent plus. Parce que
ma vie ne peut être que dévouée aux autres et qu'elle n'a plus d'intérêt. J'ai brisé mes principes, mes règles de vie, il n'y a plus qu'une coquille vide et abîmée. Plus jeune j'aspirais à être la plus sage des sages déjà je me posais des questions existentielles telle que pourquoi moi je suis moi, sur le chemin de l'école. Le monde des adultes est aussi peut-être trop dur pour moi. Les sentiments négatifs et altruistes m'étant inconnus. Ce passage de l'adolescence, je pense ne pas l'avoir vécu jeune et du coup l'avoir vécu à 20ans puis à 28ans avec tous les dégâts que cela peut entraîner maintenant je vis en hermite, sans joie sans peine sans amis ni amours avec parfois le chagrin qui me tenaille, d'avoir râté ma vie?
De ne pas avoir exploiter une personnalité aussi riche? De ne pas pouvoir donner à mon enfant l'image de ce que j'étais avant, des traditions familliales, de tout mon savoir qui s'est perdu dans la psychiatrie? J'aime bien philosopher, débattre confronter mes idées mais maintenant avec qui le faire. Les gens que j'estimais le plus et que j'aimais qui sont des gens très bien ont fermé les portes de leur coeur et je ne peux faire face à leur regard méprisant, donc je fuis et suis là devant mon odinateur, à vivre une vie par procuration. Je vois mes anciens amis partir de concert, rigolant complices. Cela me fait mal, je suis moi seule dans mon coin à voir les autres vivre. J'ai lu il y a longtemps Véronika 20 ans décide de mourir de Coelo, c'est exactement ce que j'ai vécu et ce qui se passe en vrai. Quand tu sors d'hp, tu n'as plus ta place dans la société.
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