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Droit médical: la famille peut-elle s'opposer à la poursuite d'opérations?
15/04/2011 - 11:14 - par Eindruck - 123 consultations
Bonjour,
Quelqu'un est-il informé du droit des familles dans les hôpitauix concernant le regard sur les soins
La famillle a-t-elle le droit de s'opposer à ce que les médecins continuent à pratiquer des opérations (3 en deux semaines et demi) sur un patient âgé atteint d'une cirrhose avancée avec encéphalyte (qui certes peut se résorber mais on est sûr de rien) et qui, pour stimuler son réveil, subit des journées entières sans aucun sédatif ni morphinique ni antalgique (sans compter le tuyau de l'assistance respiratoire).
Ma grande crainte est qu'on continue à lui faire subir des opérations pour le maintenir à tout prix en vie alors que les médecins eux-mêmes ne savent pas vers quoi on tend.
Que disent les lois? Quels sont les droits de la famille?
Je suis un peu perdu et je ne sais pas trop où chercher
Je ne me vois pas supporter qu'il subisse d'autres opérations dans des délais aussi courts. Les médecins jouent un peu avec nos nerfs: on est prévenu le jour même et la dernière opé a été reportée d'une journée.
Merci beaucoup.
2 réponses à la discussion : Droit médical: la famille peut-elle s'opposer à la poursuite d'opérations?
jeanne a répondu le 17/04/2011 - 09:33
Bonjour,
Sujet grave....je pense qu' il serait préférable de demander à un avocat: il est en effet très difficile de répondre ici.
Sinon, en cherchant dans google, peut-être aurez-vous des cas similaires, et aurez donc ainsi des réponses....
Bon courage!
jeanne a répondu le 17/04/2011 - 09:44
Voici ce que j' ai trouvé....cette personne a du noter une personne de confiance référent) sur son dossier médical....
Guide HôpitalFin de vie à l'hôpital
Les droits des patients en fin de vie : le refus de l'acharnement thérapeutique
La loi Leonetti vise à limiter l'acharnement thérapeutique. Elle repose sur une éthique fondée sur l'acceptation de la mort et exprimée par la formule "Laisser mourir sans faire mourir". Elle confirme et codifie des pratiques existantes, comme l'absence d'obstination déraisonnable ou le droit au refus de soins. Elle permet également de prendre en compte les directives anticipées, par lesquelles une personne exprime à l'avance ses choix ultimes. La loi du 22 avril 2005 exclut toutefois explicitement le suicide assisté et l'interruption du processus vital des personnes en fin de vie.
Le droit au refus de soins
La loi du 9 juin 1999 avait déjà prévu que "la personne malade peut s'opposer à toute investigation ou thérapeutique". Ce droit a encore été renforcé par la loi du 22 avril 2005. Celle-ci prévoit notamment que "lorsqu'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, décide de limiter ou d'arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l'avoir informée des conséquences de son choix. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical. Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l'article L.1110-10".
Lorsque la personne est incapable d’exprimer sa volonté (en raison d’un coma prolongé par exemple), c’est au médecin qu’il revient de prendre la décision d’arrêter le traitement. Il doit s’appuyer sur une procédure collégiale associant au moins un autre médecin sans relation hiérarchique avec lui, et agir en concertation avec l’équipe soignante. Les directives anticipées de la personne, si elle en a exprimé, doivent être consultées, tout comme la personne de confiance. Le médecin doit également informer la famille.
L’absence d’obstination déraisonnable
La loi Léonetti exclut explicitement l’acharnement thérapeutique : "ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10".
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