forum Maladies du sang et immunitaires
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Reprise du sujet initial
myélofibrose
02/08/2005 - 19:06 - par anais50 - 4044 consultations
on vient de découvrir que mon mari agé de 58 ans est atteint de myélofibrose. J'aimerais entrer en contact avec des personnes ayant cette maladie pour savoir comment elles vivent, si elles ont un traitement etc... merci de me répondre.
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Toune a répondu le 27/04/2008 - 02:56
Ma mère avait également 28000 plaquettes,3150000 globules rouges, à 20 jours de sa dernière transfusion, hémoglobine 9 et 17000 globules blancs, 31000 plaquettes ,transfusion sanguine, qui ont lieu tous les 24 jours en moyenne, ferritine 2740... On ne sait pas à quoi c'est du, c'est un cas unique dans la famille, elle n'avait jamais été malade de toute sa vie, pas même une carie dentaire et n'a jamais fumé... Elle a par contre un probleme aux extremités qui semble assez rare, il semblerait que ce soit une vascularite sans doute due aux transfusions, cela fait des taches rouges aux mains, doigts et doigts de pieds, mais ce n'est pas douloureux, ça part et ça revient... ses signes de myelofibrose sont dits indirects et il y a persistance de signes de dysérythropoiese ... C'est bien que des gens ici aient l'espoir d'une greffe, il faut toujours tenter quand on a cette chance là, amitiés à tous ici
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DocEbm a répondu le 02/05/2008 - 00:05
Bonjour à tous,
permettez-moi de faire un petit résumé médical sur la MF.
La myélofibrose idiopathique chronique (c'est un des ses noms médicaux) est probablement le plus délicat des syndromes myéloprolifératifs dans lesquels on ne retrouve pas le chromosome de Philadelphie (caratéristique de la leucémie myéloïde chronique), dans la mesure où le tableau clinique est caractérisé par plusieurs dysrégulations parallèles difficiles à juguler. Le degré de cytopénié (déficience dans un (des) élément(s) du sang) est directement corrélé à la criticité du syndrome.
Au contraire de la thromobocythémie essentielle ou de la polycythémie vraie (deux autres SMP), on remarque chez les patients atteints de MF une anémie modérée à sévère, ainsi qu'une thrombopénie modérée à sévère. Le problème se situe dans une invasion, dans la moelle, de collagène. Cette invasion est originaire d'une surstimulation de fibroblastes par différents facteurs de croissance (PDGF, TGF-Bêta...).
En ce qui concerne les thérapeutiques médicamenteuses actuelles, il a été suggéré, avec un pourcentage important d'amélioration symptomatique, voire, dans certains cas, de rémission symptomatique, l'utilisation de Thalidomide en tandem avec de la Dexamethasone ou de la (Methyl)prednisolone.
De récentes études (2005, mais surtout 2006 et 2007) ont mis en évidence une mutation spécifique dans le gène JAK2 (une tyrosine kinase). Les hypothèses de départ (4 approches différentes) étaient de lier la mutation JAK2 V617F à la présence d'un syndrome myéloprolifératif. Il est suggéré que cette mutation, en présence d'un SMP, puisse être considérée comme originaire de la maladie, si bien que des molécules ont été mises au point (on parle de thérapies ciblées) afin d'inhiber l'action du gène modifié. Les résultats intermédiaires des études de phase I et II sont dors et déjà très encourageants et au delà des espérances, dans la mesure où les chercheurs ne s'attendaient pas à ce que les thérapies fonctionnent aussi chez les patients sans modification du JAK2.
Les hématologues et cancérologues mises beaucoup sur ces nouvelles thérapeutiques, dont on sait déjà qu'il y a beaucoup de chances qu'elles se retrouvent dans la pharmacopée des SMP d'ici quelques années.
Si vous souhaitez plus d'information sur l'état actuel des recherches et des études pharmaceutiques, vous pouvez envoyer un email à mpd-smp-in-belgium@live.fr qui est le seul satellite francophone d'une association américaine très active auprès des médecins et des patients souffrant d'un SMP, et dont la Research Alliance (comité scientifique) est composée des plus grands spécialistes de l'hématologie.
permettez-moi de faire un petit résumé médical sur la MF.
La myélofibrose idiopathique chronique (c'est un des ses noms médicaux) est probablement le plus délicat des syndromes myéloprolifératifs dans lesquels on ne retrouve pas le chromosome de Philadelphie (caratéristique de la leucémie myéloïde chronique), dans la mesure où le tableau clinique est caractérisé par plusieurs dysrégulations parallèles difficiles à juguler. Le degré de cytopénié (déficience dans un (des) élément(s) du sang) est directement corrélé à la criticité du syndrome.
Au contraire de la thromobocythémie essentielle ou de la polycythémie vraie (deux autres SMP), on remarque chez les patients atteints de MF une anémie modérée à sévère, ainsi qu'une thrombopénie modérée à sévère. Le problème se situe dans une invasion, dans la moelle, de collagène. Cette invasion est originaire d'une surstimulation de fibroblastes par différents facteurs de croissance (PDGF, TGF-Bêta...).
En ce qui concerne les thérapeutiques médicamenteuses actuelles, il a été suggéré, avec un pourcentage important d'amélioration symptomatique, voire, dans certains cas, de rémission symptomatique, l'utilisation de Thalidomide en tandem avec de la Dexamethasone ou de la (Methyl)prednisolone.
De récentes études (2005, mais surtout 2006 et 2007) ont mis en évidence une mutation spécifique dans le gène JAK2 (une tyrosine kinase). Les hypothèses de départ (4 approches différentes) étaient de lier la mutation JAK2 V617F à la présence d'un syndrome myéloprolifératif. Il est suggéré que cette mutation, en présence d'un SMP, puisse être considérée comme originaire de la maladie, si bien que des molécules ont été mises au point (on parle de thérapies ciblées) afin d'inhiber l'action du gène modifié. Les résultats intermédiaires des études de phase I et II sont dors et déjà très encourageants et au delà des espérances, dans la mesure où les chercheurs ne s'attendaient pas à ce que les thérapies fonctionnent aussi chez les patients sans modification du JAK2.
Les hématologues et cancérologues mises beaucoup sur ces nouvelles thérapeutiques, dont on sait déjà qu'il y a beaucoup de chances qu'elles se retrouvent dans la pharmacopée des SMP d'ici quelques années.
Si vous souhaitez plus d'information sur l'état actuel des recherches et des études pharmaceutiques, vous pouvez envoyer un email à mpd-smp-in-belgium@live.fr qui est le seul satellite francophone d'une association américaine très active auprès des médecins et des patients souffrant d'un SMP, et dont la Research Alliance (comité scientifique) est composée des plus grands spécialistes de l'hématologie.
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DocEbm a répondu le 02/05/2008 - 00:08
Faute de frappe à la fin du premier paragraphe
... misENT beaucoup ...
... misENT beaucoup ...
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irène 21 a répondu le 02/05/2008 - 23:14
pour docteur Ebm : effectivement, le Revlimid (thalidomide modifiée) semble procurer quelques effets ... vous ne mentionnez pas la splénomégalie myéloide, mais je pense qu'il s'agit de la même chose,?
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DocEbm a répondu le 02/05/2008 - 23:41
La "Splénomégalie myéloïde" est effectivement un synonyme médical de "Myélofibrose primitive avec métaplasie myéloïde". Le terme myéloïde de 'splénomégalie myéloïde" désigne en fait une rate pathologiquement grosse, ainsi que la transformation du tissus splénique normalement lymphoïde en tissus myéloïde.
Le Lenalidomide (principe actif du Revlimid®) est un substance de composition chimique similaire à la Thalidomide, mais avec la caractéristique d'être à l'origine de moins d'effets secondaires.
Le Lenalidomide (principe actif du Revlimid®) est un substance de composition chimique similaire à la Thalidomide, mais avec la caractéristique d'être à l'origine de moins d'effets secondaires.
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