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Vivre avec un père pervers narcissique

19/06/2005 - 00:42 - par colchique - 7677 consultations

Comment avez-vous vécu avec un tel père ? Et quelles en sont les conséquences actuelles ? Comment vous en êtes vous sorti(e) ? J'aimerai comparer vos témoignages avec le miens cela m'aiderai peut-être à exorciser le mal et la peur que je ressens encore aujourd'hui.

Voilà, c'est très dur d'avoir eu affaire à ce genre de père. Normalement le rôle d'un parent est d'aider ses enfants à se construire, à avoir leur personnalité, lui il a fait tout le contraire, il a toujours méchamment veillé à la nier notre personnalité.

Par exemple, si on était en désaccord avec lui, il répondait toujours que c'est notre mère qui nous a mis cette idée dans notre tête, sous-entendu que nous étions incapables d'avoir notre propre avis. Une phrase que je n'oublierai jamais c'est :

"Non c'est pas vrai, c'est votre mère qui vous a inventé des souvenirs d'enfance", alors qu'on lui reprochait de nous avoir frappés injustement. Ma mère était toujours la cause de toutes les fautes, pour ne pas avoir à reconnaître les siennes.


La réaction à avoir pour se protéger ? Difficile ! (parfois dans la mesure du possible je me vengeais en provoquant sa jalousie sans avoir l?air de rien) En tant qu'enfant à l'époque je n'avais pas le moyen de fuir, ce qui est la meilleure chose à faire. Maintenant c'est fait.
Actuellement il est en procédure de divorce avec ma mère et ça traine depuis 5 ans environ, parce qu'il fait tout justement pour faire souffrir ma mère, car ce genre de personne s'accroche aux autres, est collante au possible, difficile de s'en débarrasser. Donc il ne fournit pas les papiers nécessaires au dossier, pour que le cauchemar dure encore plus longtemps.

Le jugement provisoire l'a obligé à quitter la maison et en laisser l'usage à ma mère avant le partage des biens qui aura lieu une fois le divorce prononcé. J'espère que ça va arriver un jour !

Evidemment il a pris un appartement non loin de chez ma mère dans un endroit situé où il peut voir de sa fnêtre tout ce qui se passe. Ce qui fait que si je dois voir ma mère, je dois faire un détour. (je ne peux pas supporter ne serai-ce qu'imaginer son regard sur moi, et surtout qu'il ne connaisse rien de ma nouvelle vie, de peur qu'il s'incruste et cherche à se l'approprier, même si je sais que c'est maintenant impossible, il pourrais au minimum me créer des ennuis.)
Je ne viens qu'une fois par an environ, la plupart du temps, c'est ma mère qui fait le voyage.

A l'époque, l?entourage ne comprenait pas et on se sentait enfermés dans notre situation, voire coupables.
Difficile de savoir qui on est dans cette situation, à l?adolescence c?était très dur, plus tard, j?en venais à cacher les choses auxquelles je m?intéressais pour qu?il n?entre pas dans mon domaine, dans ma tête en qq sorte. (Ne pas écouter ma musique trop fort, éviter toute conversation devant lui, etc?) Car en fait je m?apercevais qu?il faisait tout comme moi, portait les mêmes couleurs de vêtement, écoutait les mêmes radios, et s?achetait des bouquins sur les sujets qui m?intéressait pour ne narguer, etc? Il faisait aussi la même chose avec mon frère mais il me semble plus avec moi encore.

Maintenant concernant l'entourage, il est démasqué. Il a dégoûté les voisins, la famille de ma mère, le médiateur... Bref, il perd pied, vu qu'il n'a plus vraiment de moyens d'agir. Il doit verser une pension à ma mère, donc elle est indépendante financièrement, et malgré ses menaces et sa mauvaise volonté il est obligé d'obéir à la loi.

Maintenant il a 77 ans, il perd davantage le sens des réalités et ne sais plus aussi bien cacher son jeu comme avant, trop vite envahit par la colère même devant les étrangers, il a du mal à se contrôler.

Biensûr toujours envahit par la vengance et la haine, il déshérite ses enfants et dilapide tout l'argent qu'il peut avant le divorce. Mais on s'en fout. Quel bonheur de ne plus jamais le revoir (depuis 7 ans).
Maintenant il vit seul sans aucun contact avec ses enfants, ce qui est la meilleure punition !
S'en rend il compte, vu son absence de sentiments ? On s'en fout aussi.


Les traits caractéristiques :

-     Toujours chercher à nous dénigrer, mais plus encore ma mère.

-     Ma mère était le bouc émissaire, la responsable de tous les maux. Il lui reprochait de faire ou d?être ce que lui en fait nous faisait ou était (l?accusait d?être une manipulatrice, d?être jalouse de la réussite de ses enfants),? dénigrement de notre personnalité, négation de nontre capacité de penser (avec des réponses du genre, « c?est ta mère qui t?a mis ça dans la tête », « là tu déconnes », « pauvre nouille », « hrrr » (sorte de raclement de gorge forcé comme s?il se retenait de rire à chaque fois que l?on faisait une intervention dans une conversation avec des étrangers, invités), c?était une manière discrète de nous rabaisser, de nous faire sentir que ce qu?on peut dire est ridicule, sans que les autres remarquent cette manifestation.

-     Cachait tous les objets utiles dans la maison (outils de bricolage courants, papiers comme livret de famille, factures, etc? dont on peut avoir besoin pour faires des démarches administratives pour par exemple chercher un appart, s?inscrire à un concours, etc?).

-     On ne pouvait jamais obtenir ces documents, il fallait lui expliquer dans les détails pourquoi on en avait besoin (« parce qu?il était en droit de savoir ce qui se passe chez lui), puis ensuite il décidait de ne pas les donner sous un faux prétexte.

-     D?une manière générale il mettait des obstacles à tout ce qui pouvait me permettre de partir de la maison (s?informait sur mes employeurs, salaires, en vain heureusement)

-     Se dépêchait de relever le courrier avant les autres, pour être au courant de ce que recevaient les autres toujours pour la même raison citée + haut.

-     Se dépêchait de répondre au tel avant les autres pour être toujours au courant de qui appelle, prenait les messages puis les cachait, il fallait les lui demander.

-     Cachait toutes informations le concernant, nous empêchait tout contact avec les membres de
      sa famille en particulier mais aussi celle de ma mère en dehors de sa présence. Il voulait   
      avoir le contrôle sur tout.

-     Cherchait à s?approprier les amis des autres par des cadeaux, services et autres gentillesses pour profiter d?obtenir par ce biais ce qu?il ne pouvait se procurer tout seul (amis, entrer dans un milieu (social, culturel) qui le mettrait en valeur. Et aussi pour le pur plaisir de provoquer de la frustration et de l?injustice chez les personnes qu?il opprime.

-     Il ne supportait pas que je sois douée pour les langues étrangères, et s?achetait des dictionnaires pour apprendre par rapport à moi et en savoir plus que moi, etc? Mais il commencait toujours qqc sur un coup de tête et ne terminait jamais rien. En fait il s?intéressait toujours aux choses auxquelles s?intéressent ses proches, pour entrer en concurrence avec eux, parce qu?il craignait toujours d?être dépassé par les autres, sa grande peur celle d?être « dominé », c?était un mot qui revenait souvent dans son vocabulaire.

-     Son plus grand plaisir était de mettre en colère par le sentiment d?injustice, de frustrer les autres. (créer des jalousies en donnant à un enfant et pas à l?autre, faire des préférences, punir sciemment celui qui a raison et consoler celui qui a tord).

-     Ne répondait jamais aux questions ou de façon ambiguë, floue. Toujours pour créer un climat malsain d?insécurité, de menaces indirectes. (du genre on se savait jamais s?il nous verserait l?argent de poche le mois suivant, paierai la carte orange, des menaces ambigues du genre « j?irai jusqu?au bout » sans dire ce qu?il comptait faire exactement?)


-     Ecoutait toujours aux portes, (ou aux fenêtres si on était dans le jardin)?pour avoir des informations sur nous, de cette façon il paraissait avoir un don machiavélique pour lire dans nos pensées et était toujours au courant de notre vie que l?on voulait se préserver mon frère et moi.

-     Avait toujours peur d?être « dominé »,« manipulé » par les autres et vivait toujours sur la défensive, prêt à attaquer.

-     La gentillesse des autres lui semblait suspecte, elle cachait qqc pour le manipuler.

-     Ne supportait pas en particulier les femmes indépendantes ou qui gagnaient plus que lui.

-     Ne fréquentait que des gens d?un niveau intellectuel ou social inférieur, de caractère dépendant qui ont besoin de ses services afin de se mettre en valeur. Mais d?un autre côté ne supportait pas que ses proches aient des amis d?un niveau suppérieur aux siens et pour cette raison essayait de se les approprier.

-     S?intéressait toujours aux choses (objets, idées, sciences) auxquelles s?intéressent les autres et essayait de les dépasser dans leurs domaines.

-     Ne supportait pas qu?on puisse discuter avec les autres, écoutait autour de la table la conversation que je pouvais avoir avec la famille, même si lui même était déjà pris dans une conversation, il l?arrêtait pour couper la mienne et la ramener à lui avec ses connaissances et écraser les miennes, et sous-entendant que ce que je dis c?est des conneries (du genre je parlais d?un sujet de philo du lycée avec mon oncle, il entre brusquement dans la conversation pour dire « tu as des idées que tu prétends philosophiques ». Comme si je ne pouvais pas avoir la moindre idée de ce qu?est la philosophie alors que je l?appernais en classe et que lui n?avais jamais eu l?occasion d?en faire dans ses études. Ce cas était systématique, dès qu?on parlait de domaines qu?il enviait de maîtriser (langues étrangères, littérature, etc?) il agissait ainsi.

-     Prenait des notes de tout ce qu?il entendait discuter autour de lui, comme pour s?approprier les mots, les idées des autres.

En résumé, s?intéressait plus aux faits et gestes d?autrui qu?à sa propre vie, parce que lui même n?a pas de vie propre. Il passait sans cesse son temps à épier et chercher à savoir ce qu?il peut envier ou ne pas envier (comme pour se rassurer) chez l?autre (aussi bien matériellement qu?intellectuellement), à détester l?autre et le rabaisser.


Mais les séquelles de tout ça, c?est que je suis très timide, un grand manque de confiance en moi, des difficultés à m?affirmer en public, et j?échoue dans tout ce que j?entreprend ou presque. (par ex j??ai raté 5 fois mon permis il y a 10 ans, et là je retente et j?angoisse). Au boulot aussi toujours des échecs. Sinon à part ça ça va, mis à part les échecs je ne me sens pas trop déséquilibrée par rapport à certains, j?aurai pu devenir pire.. Mais surtout je me dis qu?il ne connaît rien de ma vie actuelle, c?est un bonheur que je savoure chaque jour, et que s?il la connaissait il me détesterait davantage par jalousie. Car malgré tout ce qu?il a fait pour essayer de me détruire ma vie est beaucoup plus enviable que la sienne. Je m?en suis mieux tiré que je ne l?aurait cru à l?époque.

341 réponses à la discussion : Vivre avec un père pervers narcissique

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korrigan8 a répondu le 02/08/2011 - 05:06

Bonjour,

Comme je vous comprends, tous et toutes!

La mésentente familiale grave est dure à porter et est éminemment destructrice. Il existe, aux côtés de la maltraitance physique, la maltraitance morale qui accable un enfant et le marque à jamais. Sa vie d'adulte en est atteinte et il n'y a que l'individu lui-même qui puisse s'en sortir, ce qui est souvent très dur.

Pour me protéger, puisque notre père ne nous protégeait pas, j'ai renoncé à voir ma famille pendant deux périodes de 15 ans environ, entrecoupées  par une "réconciliation" qui a, bien entendu, mal tourné après 5 ans d'aide à mes parents qui avaient pris de l'âge, forcément.

Inutile de dire que la seconde fois a été définitive. Et je peux vous dire que je n'ai pas culpabilisé trop longtemps, au risque de choquer. Mais je suis une aînée et les grands moments de solitude que j'ai vécus étant adolescente m'ont donné la résilience nécessaire à ce type de situation.

J'admets, par contre, que ces situations sont déplorables, qu'il faut essayer de trouver les chemins de l'entente par tous les moyens. Que tout cela est très regrettable. Il y a des cas où il faut pourtant sauver sa peau. Et c'est ce que j'ai fait.

Je ne conseillerais jamais à d'autres de faire ce que j'ai fait car une telle décision doit être prise seule, totalement seule. Mais si vous en êtes là, que vous avez épuisé toutes les tentatives, les efforts, les appels d'aide à des professionnels et que vous êtes devant un mur, ne culpabilisez pas. Pensez à vous, à votre compagnon ou compagne, à vos enfants surtout.

Courage à tous ceux qui sont dans le chagrin et dans la tourmente. Vous verrez, à suivre votre instinct dans des circonstances aussi graves est le seul moyen de prendre les bonnes décisions sans avoir à culpabiliser par la suite.

Soyez heureux.

 

 

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Ggeraldine a répondu le 16/12/2011 - 15:12

Bonjour

Je viens de lire votre message qui m'a interpellé. En effet journaliste pour la chaîne TMC, je réalise un reportage sur les pervers narcissiques.

L'idée serait de montrer ce que vous inflige votre mari, ce que cela implique dans votre vie de couple, comment un pervers narcissique agit...

A ce titre, je recherche des personnes comme vous qui accepteraient de témoigner et me faire participer à son quotidien afin de réaliser un reportage d'une vingtaine de minutes.

Si le projet vous intéresse ou si vous souhaitez tout simplement en savoir davantage, n’hésitez pas à me contacter au 01 53 84 33 29  Vous pouvez également me laisser vos coordonnées téléphoniques, je me ferai un plaisir de vous rappeler à votre convenance.


Par avance merci de votre aide.  
 
A très bientôt,
Géraldine

 

geraldinela@hotmail.com

 

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Lylyne a répondu le 22/12/2011 - 21:05

Salut à tous, Je suis stupéfaite de voir autant de monde témoigner de la même souffrance que moi, du moins dans les formes... moi aussi j'ai souffert d'une manipulatrice perverse, ma mère. En effet, après de nombreuses humiliations quand j'étais petite, j'ai encore aujourd'hui de la peine à être sereine quand je la vois...Ma soeur ainée en est sortie meurtrie à vie, borderline et incapable de gérer sa vie, sans travail, capable de rester deux semaines chez elle sans sortir le nez de chez elle, prise de crises d'angoisse, de boulimie, d'alcoolisme,de colère et de dépression, accro à la ritaline, aux anti-dépresseurs et aux somnifères ... ma mère bien sûr n'en a rien à faire et prétend n'avoir rien à voir avec l'état actuel de sa fille aînée, et avoir tout tenté pour l'aider...elle se pose en victime en disant que mon père, ma soeur et moi passont notre temps à l'accuser, et bien sûr elle trouve toujours un autre coupable à accuser.. elle aime se montrer comme la victime de notre situation familiale désastreuse, ou alors elle relativise ses méfaits arguant que c'était normal, qu'il s'agit en fait que d'éducation "à l'allemande"... elle oublie pourtant qu'elle nous a fait lire mutuellement nos journaux intimes à ma soeur et à moi tout en nous questionnant sur les "messages codés" qui y étaient inscrits, alors que moi-même j'y avait écrit à l'âge de 10 ans environ vouloir me suicider et que cela n'a provoqué chez elle absolument aucune réaction (aujourd'hui elle prétend qu'elle était déprimée à cette période-là et que c'est pour cela qu'elle n'avait pas pris ces mots au sérieux...)...elle oublie m'avoir traité de "sans caractère et de molle" dès l'âge environ de 5-6 ans car j'étais trop gentille avec mes camarades de classe pour me faire enfin aimer de quelqu'un (mon père s'absentait aussi souvent qu'il le pouvait pour échapper à son pouvoir destructeur), elle oublie avoir corrigé mes dessins à l'âge de 8-9 ans car ils n'étaient pas assez bien pour elle, elle oublie avoir giflé ma soeur à l'âge de 10 ans environ car, meilleure de sa classe, elle avait osé venir avec un 7/10 comme note de mathématique, elle oublie nous avoir forcé à travailler nos devoirs toute notre enfance alors que tous nos petits camarades de classe jouaient après l'école dans la place de jeux qui se situait bien sûr en face de nos fenêtres respectives à ma soeur et à moi, elle oublie les dimanches entiers collés à notre bureaux dans notre chambre pour que l'on travaille à l'école à débarquer toutes les 15 minutes pour vérifier que nous ne faisions pas autre chose, elle oublie le fait qu'elle ne nous a jamais laissé le choix de quoique ce soit dans notre enfance, ni nos habits, ni l'instrument de musique auquel je rêvais de jouer mais l'instrument qu'ELLE avait décidé que je jouerais pour elle, elle oublie la fois où, vivant mon premier chagrin d'amour elle m'avait simplement dit "un de perdu, dix de retrouvés, et de toute façon ce n'est pas de l'amour, c'est juste de l'amitié et encore» (j'avais 15 ans)..., elle oublie la fois où je lui ai parlé de prendre la pilule quelques mois avant et qu'elle m'avait simplement dit que je n'avais qu'à m'abstenir et que j'allais devenir une baleine (ce qui est complètement faux bien sûr)..etc etc etc... rien que le fait de penser à mes parents me rend nerveuse en général, je déteste Noël, je n'ai jamais osé espérer un jour être une bonne mère avant au moins l'âge de 25 ans, et n'ai jamais rêvé comme beaucoup de petites filles, me marier et avoir des enfants, encore moins être une princesse... Petite, j'étais un fantôme, j'étais transparente, personne ne m'écoutait, personne ne s'intéressait à moi, et je n'osais rien demander, de toute façon je ne l'aurais pas reçu..Mes rêves étaient donc de simplement pouvoir être comme les autres et pouvoir m’exprimer librement sans être systématiquement rabaissée ou critiquée.. D’ailleurs ma mère raconte encore aujourd’hui régulièrement que, petite, je lui disais «ça suffit de me triquiter», mais ça s’était vers 4 ans, quand j’ai appris à parler, et qu’instinctivement j’avais déjà compris ce qui n’allait pas...plus tard, elle m’avait suffisamment humiliée pour que je n’ose plus rien dire...

J'en ai encore dix milles comme ça à raconter, et je ne connais sûrement pas tout ce que ma soeur a subi alors que c'était surtout elle qui était visée... Aujourd'hui je suis en froid avec ma soeur après une bagarre physique qui a failli très mal finir... Ma mère a réussi la moitié de sa "mission": elle a complètement détruit la vie de ma soeur, pourtant brillante dans l'enfance, et notre relation par la même occasion...(elle a aussi passé son temps à nous comparer pour nous monter l'une contre l'autre). Moi je passe mon temps à culpabiliser et à ne pas savoir que faire de cette situation, j'ai parfois même de la peine à accepter cette réalité et préfère faire comme si de rien n'était, sinon je crois que je serais devenue comme ma soeur, j'ai aussi des amis merveilleux qui me font bien comprendre que je suis une fille normale... j'ai tellement vu ma soeur souffrir que j'ai tout fait pour m'en sortir, mais quelques fois à ses dépens, je souffre encore énormément aujourd'hui pour ma soeur, mais aussi de mon manque de confiance en moi et surtout du flou complet qui réside dans ma tête face à ma situation familiale: mon père aussi a fait des erreurs, que bien sûr ma mère passe son temps à souligner, comme par exemple de prendre en photos que les autres enfants, jamais nous, en effet lui aussi a été un enfant brimé toute son enfance et je pense qu'il n'a fait que reproduire...de ne jouer qu'avec mes cousins et cousines alors qu'avec nous il ne jouait même pas à la maison...etc.. Ma mère aussi a eu une vie détruite par sa propre mère, une femme froide et sans compassion, passant son temps à se vanter de ses qualités et de ses hauts faits , à nous dire que nous devions respecter notre mère, alors qu'elle-même a abandonné sa fille en internat pendant plusieurs années, ne nous donnant jamais de cadeaux et ne s'occupant jamais de nous, nous insultant même parfois, et laissant son nouveau mari violer ma mère sans dire mot... Ma mère a tellement souffert elle-même qu'elle estime que notre souffrance ne pourrait jamais arriver à la cheville de la sienne et donc qu'elle est inexistante...Aujourd'hui ma grand-mèr...

 

 

Dernière modification 14 sept. 2011 03:54

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.Aujourd'hui ma grand-mère est morte sans lui concéder le moindre mot d'amour et de compassion, alors que ma mère s'est occupée d'elle toute la fin de sa vie...Elle lui a juste donné de l'argent..Ma mère bien sûr pleure ce deuil maintenant depuis bientôt deux ans et est incapable de faire preuve d'optimisme face à mon futur mariage...

Je ne crois pas qu'un seul jour notre mère nous ait vraiment aimé pour ce qu’on était, aujourd'hui encore j'ai l'impression qu'elle n'a qu'un seul but dans tous ses actes et paroles: que l'on s'occupe d'elle quand elle sera vieille...Comme elle l'a également fait pour sa propre mère, également perverse narcissique...

C'est là que je pense à la théorie trans-générationnelle, et que j'angoisse à l'idée d'imaginer que je pourrais devenir comme elle, et peut-être faire subir le même calvaire à mon futur enfant !!!!

heureusement, je ne crois pas être la fameuse "digne héritière" de la famille, je suis plutôt une bonne pâte, pas sûre de moi et qui essaie toujours de mettre les autres à l'aise... ce sont mes amis et mon mari qui me le disent, alors je les crois ! mais parfois j'ai peur de moi-même, car j'ai de la rancune, et parfois je suis capable de rentrer dans des grosses colères, surtout avec ma famille bien sûr, mais maintenant de plus en plus souvent avec des amis ou mon mari...Je dois régler ce problème de mon côté sans y intégrer les gens que j’aime, mais en même temps j’ai tellement besoin de leurs avis et de leurs approbations pour réaliser vraiment l’anormalité de ce que j’ai vécu...en même temps, racontés comme ça, ces nombreux traumatismes paraissent dérisoires aux yeux de quelqu’un qui n’a jamais vécu cette situation, et souvent les gens n’arrivent pas à croire que des parents puissent faire cela à leurs propres enfants...

 

Donnez-moi votre avis, je reviendrai pour en parler encore et encore jusqu'à ce que mon âme soit guerrie à tout jamais...


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Whools a répondu le 19/03/2012 - 08:31

Je viens sur se forum car je n'en peux plus ... je suis enfant de pervers narcissique, j'ai 13 ans, et ma mes parents sont séparés. Hélas, ma mère est à l'hopitale .... Je ne sais plus quoi faire ... Je subis chaque jours des petites critiques de mon peère qui me détruises peu à peu et j'ai l'impression de devenir comme lui ... Que faire ?

 

 

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fnfzei a répondu le 29/04/2012 - 10:58

bonjour,

j'ai une histoire similaire à la votre et, maintenant que la fin de mes études approchent, ce que je considerais auparavant comme une "échappatoire" ou "libération", m'angoisse plus qu'autre chose: je laisse encore deux frères chez moi le temps qu'ils fassent des études et ma mère qui se sacrifie depuis plus de 30 ans. Ce n'est pas tant que je culpabilise de pouvoir partir mais je réalise que le lien que j'ai avec va s'amoindrir au fil du temps, ce qui a été le cas avec ma soeur ainée. Mon rêve, c'est d'emmenager avec mes frères et ma mère, et non avec un copain (d'ailleurs je suis incapable de nouer des relations profondes, même avec des amis, il n'y a qu'une personne qui sait ce qui se passe, je n'ai pas envie de passer pour un fardeau, je me considère comme "handicapée" émotionnellement parlant).

Je suis complètement perdue, paumée, très chargée émotionnellement. Comment vous en êtes vous sorti????? J'ai cette peur de perdre encore plus si je pars: ce reve de parcourir le monde grâce à mon diplome ne servirait même à rien vu que je n'arrive pas à partager mes sentiments avec les autres autant que je le voudrais; il n'y aurait aps de partage "complet". Et en même temps rester chez moi serait de la folie, surtout en ayant de quoi subvenir à mes besoins. Avant j'avancais vers mon diplome, maintenant vers une falaise: soit par je ne sais quel miracle j'arrive à prendre goût à la vie, seule, soit je commets l'irréparable après quelques mois.

J'espère que quelqu'un verra ce message. Merci d'avance.

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